Il avait pris la fuite quelques jours après la disparition de sa femme. Le conjoint de Manon Relandeau, sans aucune nouvelle depuis fin mars dernier, a été interpellé lundi en Algérie, a annoncé le parquet de Nantes mardi 28 avril 2026.
Manon Relandeau, agricultrice de 31 ans, et Inaya sa fille de 15 mois, sont portées disparues de Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique) depuis le 27 mars dernier. Depuis cette date, la mère de famille ne donne aucune nouvelle.
La petite fille, elle, se trouverait avec Abdelkrim B., le compagnon de 41 ans, qui a pris l’avion pour l’Algérie avec l’enfant le 2 avril.
Un départ précipité pour l’Algérie
« Le conjoint de la disparue a été interpellé par les services de police algériens hier, lundi 27 avril 2026. Sa fille Inaya était avec lui », a fait savoir le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy.
Après plusieurs jours sans nouvelle, ce sont les proches de Manon qui avaient alerté la police de la disparition de l’agricultrice et de la petite fille, notamment en date du 3 avril. Rapidement, les enquêteurs, qui s’étaient rendus au domicile du couple, avaient établi que la mère et son enfant avaient disparu depuis environ neuf jours.
Après les faits, Abdelkrim décide de quitter la France pour l’Algérie quelques jours seulement après la disparition de sa femme. Pour les enquêteurs, le scénario est déjà clair, notamment celui du « meurtre de la jeune femme », suivi de « l’enlèvement de l’enfant ». Très vite, le parquet de Nantes ouvre une information judiciaire pour « enlèvement de mineur » et « meurtre par conjoint ».
« Le conjoint de la jeune femme, âgé de 41 ans et père de leur enfant, a pris l’avion, avec ce dernier, le 2 avril, au départ de Nantes et à destination de l’Algérie », avait indiqué le procureur de la République de Nantes.
Trois personnes interpellées
En plus de l’appel à témoin qui a été lancé pour retrouver les traces de Manon, d’importants moyens matériels et humains ont été mobilisés en Loire-Atlantique. Des centaines d’enquêteurs se sont également engagés à la fois sur le terrain et dans la gestion de l’enquête.
Si la femme de 31 ans est encore introuvable, l’enquête progresse. En plus du conjoint arrêté en Algérie, deux autres personnes ont été interpellées les 22 et 23 avril et mises en examen pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et « modification des lieux d’un crime ». Les deux suspects ont été placés en détention provisoire, mardi dernier.
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