Direction des impôts d’Alger ,Les partenaires réunis pour une journée d’écoute

Direction des impôts d’Alger ,Les partenaires réunis pour une journée d’écoute

P110623-16.jpgLes commerçants et autres préfèrent recourir à des relations informelles Des relations glaciales ont caractérisé jusqu’à présent administration et contribuables.

Abdelmalek Boulfekhar, directeur régional des impôts pour la wilaya d´Alger, a invité les contribuables à se rapprocher de ses structures pour cesser de cultiver la méfiance réciproque.

Hier, il a invité les organisations des professions libérales et associations professionnelles à une première. Une salle de la direction, à l´immeuble Maurétania d´Alger, a abrité une rencontre d´écoute et d´information avec l´Union générale des commerçants et des artisans, l´Union nationale des transitaires et commissionnaires en douane ainsi que l´Ordre des avocats et des chirurgiens-dentistes. Pendant une demie-journée, les professionnels ont eu des discussions avec les représentants des impôts. Les six responsables des directions d´Alger étaient aussi présents (Alger-Centre, El Harrach, Rouiba, Bir Mourad Raïs, Sidi M´hamed et Chéraga).

Marché informel, cessation d´activité et TVA sont parmi les points soulevés lors des débats. Le représentant de l´Ugcaa, Sid Ali Boukrouche, a dit que les commerçants de Baraki et des régions environnantes sont fortement endettés vis-à-vis des impôts. Motif: ils ont continué à être taxés même lors de la période du terrorisme alors qu´ils avaient cessé leurs activités. Aussi, ils voudraient une solution pour se défaire de ce fardeau. Réponse du responsable des impôts d´El Harrach: «Nous avons réglé de nombreux litiges». Pour ceux qui n´ont pas encore adhéré à la démarche, il suggère d´étudier leurs dossiers au cas par cas. Renseignement pris, il s´avère que de fausses victimes s´insinuent parmi les demandeurs d´effacement ou d´échelonnement des dettes pour bénéficier d´avantages indus.

D´ailleurs, l´un des objectifs de la rencontre d´hier est d´inviter les professionnels à se rapprocher de l´administration fiscale sans délai dès qu´apparaît un soupçon de complication. Jusqu´à présent, les commerçants et autres préfèrent surtout avoir recours à des relations informelles pour régler leurs problèmes. Abdelmalek Boulfekhar et les autres directeurs des régions affirment aussi que d´autres rencontres vont être organisées pour des séances d´explication chaque fois que cela s´avère nécessaire. Ce sera notamment, le cas pour les dispositions des différentes lois de finances si elles apportent des nouveautés. Hier, de longues explications ont été fournies pour mettre en exergue le fait que le régime algérien est déclaratif. Cela suppose qu´il appartient aux professionnels de remplir leurs fiches d´impôt et de la retourner à l´administration. Or de l´aveu même des intervenants, cette feuille est souvent mise dans le tiroir et la procédure négligée, ce qui conduit tout droit à des litiges. Cela alourdit l´administration, créant ainsi la bureaucratie, affirme le directeur régional des impôts. C´est un exemple qu´il avance pour prouver que les dysfonctionnements ne viennent pas souvent de l´administration et que les contribuables peuvent aussi compliquer leur situation.

Abdelmalek Boulfekhar a beaucoup insisté dans son dialogue avec les représentants des organisations professionnelles sur la pédagogie. Lors de la rencontre d´hier, il a mis à leur disposition des CD contenant les guides et les codes fiscaux ainsi qu´une documentation sur support papier ainsi que des extraits des lois de finances des années précédentes. Toutes ces approches visent à briser le climat des relations glaciales qui règne entre ceux qui devraient être des partenaires.

Mais des problèmes peuvent aussi surgir des institutions intérimaires. Nombreux sont ceux qui ont signalé que le courrier ne leur parvient pas et que les commerçants ou autres sont dans l´incapacité de se tenir à jour dans la gestion de leur relation avec les impôts.

La réponse qui fut donnée est que l´administration a des moyens de relancer ses contribuables. En tout cas, chaque fois que la bonne foi est prouvée, l´administration se montre indulgente car elle n´a pas l´intention de taxer des activités qui n´existent pas ou d´ignorer les difficultés de ses partenaires. Enfin, les problèmes liés à l´informel n´ont pas été traités dans le fond car dépassant largement le thème de la rencontre d´hier.