DIRECT | Tribunal de Sidi M’hamed, le procès d’Ouyahia et Sellal

Comme prévu, le procès de d’Ouyahia et sellal et plusieurs autres accusées dans les affaires de corruption, se tiendra aujourd’hui après avoir été reporté à la demande de la défense. Il est à rappeler que la défense a annoncé plus tard qu’elle compte boycotter le procès.

 

08h00 Un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé aux alentours du tribunal Sidi M’hamed en vue de la sécurisation du périmètre

09h00 Arrivée d’Ouyahia et Sellal sur la place du tribunal de Sidi M’hamed au bord du fourgon de la prison d’El Harrach.

09h45 Arrivée des autres accusées dans les affaires de corruption.

09h50 Les journalistes et les familles des accusés entrent dans la salle d’audience.

10h00 La défense se réunit en ce moment pour prendre une décision de se présenter ou de boycotter le procès.

10h10 Les accusés sont introduit dans la salle d’audience

10h15 Ouverture de l’audience en ce moment par le juge.

10h20 La défense décide de boycotter le procès, et le juge maintient l’audience pour le moment.

10h30 La commission de la défense est partagée entre ceux qui ont boycotter et ceux qui se sont présenté au procès. Un procès maintenu jusque-là par le Juge.

10h40 Ouyahia demande d’appliquer l’article 117, qui stipule « Il est institué une Haute Cour de l’Etat pour connaître des actes pouvant être qualifiés de haute trahison du Président de la République, des crimes et délits du Premier ministre, commis dans l’exercice de leur fonction ».

11h15 Ouyahia répond au juge à propos des autorisations accordées aux unités de production de véhicules.

11h30 Vidéo : Ouyahia répond au juge à propos de l’affaire du montage des véhicules

11h35 Propos échangés entre Ouyahia et le juge :
Ouyahia : la décision du conseil national des investissements n’est pas une décision personnelle, mais plutôt une décision commune entre 11 ministres et le représentant du président de la république.
Le juge : les previleges que vous avez accordé aux investisseurs ont coutés 11 milliards au trésor publique.
Achaibou a déposé un dossier, mais vous avez accordé la décision technique du montage de véhicule Hyundai à une autre personne.
Ouyahia : la marque Arbaoui a été accordée pour un autre operateur en 2016, et je n’avais pas encore été au gouvernement.

12h15 Les importantes échanges entre Ouyahia, le procureur et le juge :

Le procureur de la république : selon que critères vous aviez choisi les opérateurs ? et ils étaient qui ?
Ouyahia : les opérateurs étaient Renault, qui était là après l’accord avec Peugeot et Tahkout SOVAC qui était là avant 2016, et nous avons aussi accordé un agrément à Kia. Et tous ces opérateurs ont commencé avant que je sois là.
Le procureur : le cahier des charges n’a pas été rédigé conformément à la loi. Vous avez exclu l’opérateur turc Amin Auto.
Ouyahia : j’ai demandé au ministre de l’industrie d’intégrer le partenariat étranger dans l’investissement.
Le Juge : mais vous avez enfreint la loi.
Ouyahia : je n’ai fait que donner mon avis au ministre de l’industrie à propos du partenariat étranger, et cela n’a pas été dans l’intérêt d’aucun opérateur…

12h30 A propos des comptes bancaires et ccp d’Ouyahia
Le juge à Ouyahia : vous avez deux comptes bancaires et un ccp que vous n’avez pas déclaré, et les transactions effectuées dans ces comptes ont atteint 30 milliards de centimes en 3 ans.
Ouyahia : la dernière activité dans mon compte ccp remonte à 1993, et il y’avait 1500 Da. Je n’avais pas déclaré mon compte BDL à Staoueli, parce que la provenance de son contenu n’est pas en relation avec mon activité.

12h50 Le juge interroge Abdelmalek Sellal
Le juge : vous êtes accusé d’accorder des privilèges illégaux, de financer une campagne électorale et de d’accorder un cahier des charges non conforme à la loi
Sellal : en quelle année ?
Le juge en 2017.

12h55 A propos de la campagne électorale de Bouteflika :
Le Juge cite à Sellal les accusations portées sur le financement illicite de la campagne électoral de Bouteflika,
Sellal : j’ai participé à la campagne, puis on m’a écarté.
Le juge : je vous parle sur le financement.
Sellal : je suis parti avant le lancement officiel de la campagne.
Le Juge : qui a transféré des fonds dans des comptes ouverts à ton nom ?
Sellal : toute la responsabilité revient au candidat, nous n’avons été que des bénévoles. J’ai signé les papier d’ouverture des comptes, et je ne savais pas sur quoi j’ai signé. Ensuite, j’ai fermé les comptes après avoir été écarté de la campagne.

14h40 L’audience reprend après une pause d’environ une heure et demi.

14h50 Le juge interroge Youcef Yousfi l’ex ministre de l’industrie à propos de son implication dans l’affaire des unités de montage de véhicules.