Arrestation et détention de Fatiha Briki : toujours aucune nouvelle

Arrestation et détention de Fatiha Briki : toujours aucune nouvelle

 Le Comité national pour la libération des Détenus (CNLD) a annoncé, le jeudi 17 juin 2021, l’arrestation  Fatiha Briki, dans l’après-midi.

En effet, les arrestations ainsi que les perquisitions à domicile ciblant les activistes pro-hirak se  sont actuellement multiplié en Algérie. Madame Fatiha Briki, juriste, enseignante universitaire à la retraite et membre du CNLD, en a été la cible dernièrement. Actuellement, aucune information n’a filtré, concernant le lieu ou elle a été incarcéré ni sur les motifs de son arrestation.

Les motifs de son arrestation sont méconnus

Selon un proche, « Mme Fatiha Briki n’a donné aucune nouvelle depuis son arrestation. On n’a pu confirmer le lieu de sa détention. Fatiha a été contrainte au silence et sans bénéficier de son droit à un appel téléphonique, à sa famille où un avocat, comme prévoit la procédure afin de donner le lieu de sa détention. Elle est maintenue en garde à vue illégalement puisqu’on ignore la partie ayant pris la décision.  »

La nouvelle a rapidement suscité l’indignation de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH)  qui s’est empressé de dénoncé cette injustice via les réseaux sociaux.

L’actrice Adila Bendimerad, quant à elle,  s’est offusqué de cette arrestation en déclarant : « Expliquez-moi : comment peut-on arrêter cette femme ! »

Ce samedi,  le quotidien algérien El Watan a rapporté plusieurs témoignages, parmis eux, celui de la Coordination nationale des universitaires algériens pour le changement (CNUAC) dont la détenue est également membre, ces derniers ont  dénoncé « l’arrestation arbitraire anticonstitutionnelle d’une collègue militante pacifiste, dont l’activité porte sur le soutien aux détenus d’opinion et leur famille, et à la défense des droits humains dans notre pays ».

Pour rappel Fatiha Briki est une militante des droits humains, membre du CNUAC, du CNLD et du Comité contre la torture et les conditions carcérales inhumaines ». Par ailleurs, elle a défendu les détenus du 5 octobre  et les militants pour la cause Amazigh en 1988, lors du Printemps Berbère.

D’ailleurs elle a hérité de la fibre militante de son géniteur, le célèbre Moudjahid, Yahia Briki, qui faisait partie d’un commando et qui a été condamné à mort, pour attentat contre le général connu pour ses méthodes de tortures inhumaines, Jacques Massu en 1958 et en 1959 par l’armée française avant d’être gracié le 12 avril 1959.