Dessertes de nuit, carte hebdomadaire, informatisation… L’Etusa fait peau neuve

Dessertes de nuit, carte hebdomadaire, informatisation… L’Etusa fait peau neuve

etusa.jpgDans quelques jours, plusieurs communes de l’Algérois seront desservies par l’Etusa, jusqu’à minuit et aux mêmes tarifs que ceux du jour. Voilà de quoi réjouir les usagers qui, pour nombre d’entre eux, devaient se rabattre sur les taxis clandestins.

Ainsi les habitants de Zéralda, Staouéli, Bab-Ezzouar, Bachdjarah, Rouiba, Baraki et d’autres communes encore, n’auront plus de problème de déplacement pour se rendre chez eux à partir d’Alger centre.

La preuve est venue de cette décision prise d’assurer le transport de nuit des usagers à travers l’ensemble des lignes desservies par le transporteur historique de la capitale. Contribuant à donner, à sa manière, une nouvelle vie à la capitale qui baisse rideau dès la tombée de la nuit, l’ex-RSTA va assurer jusqu’à minuit des dessertes à travers la grande majorité des communes de la capitale.

Si au niveau de la ville de Birtouta, les usagers, depuis dimanche dernier, se déplacent sans contrainte aucune pour rejoindre leur domicile la nuit à partir d’Alger-centre, dans les prochains jours, plusieurs communes seront également desservies la nuit. A titre indicatif, les populations de Zéralda, Staouéli, Bab Ezzouar, Bachdjarah, Rouiba et Baraki peuvent se déplacer en direction de la place des Martyrs sans se rabattre sur les taxis clandestins. C’est aussi le cas pour les usagers qui empruntent les lignes de la gare routière du Caroubier, Vieux Kouba, El-Biar, Bouzaréa et Chevalley qui tardent au niveau de la place des Martyrs. Pour ne pas léser les citoyens de certaines autres communes, l’Etusa assurera aussi des dessertes la nuit à partir de la place Audin vers El Mouradia, Hydra, Chevalley en transitant par El Biar et Birkhadem. Ce qu’ il y a lieu de retenir, c’est que les tarifs du jour seront également appliqués la nuit à travers l’ensemble du réseau de ce transporteur. Au niveau de la direction de l’Etusa, c’est le professionnalisme qui prime.

«Nous n’allons pas cesser d’apporter notre professionnalisme en matière de transport urbain et suburbain au profit de notre clientèle.

C’est notre objectif et notre rôle», assure M. Charef, directeur de l’exploitation de l’Etusa. Il reste bien entendu que pour renforcer ces lignes en moyens humains, plusieurs receveurs et chauffeurs sont en stage au niveau du centre de formation de l’Etusa. Voilà encore une autre nouveauté, ce transporteur a mis en place un centre de formation moderne et des formateurs qualifiés pour assurer une formation adéquate aux receveurs et chauffeurs nouvellement recrutés et aux contrôleurs pour faire face à la «resquille» qui porte préjudice à l’équilibre financier de l’entreprise.

Elle a également mis en service un système d’abonnement informatisé et le retour vers la carte semaine de transport avec des réductions conséquentes. «Ce n’est que le début de la mise en branle d’un plan d’action allant dans le sens de l’amélioration des conditions de transport des usagers de la capitale», annonce M. Charef.

Le privé à la traîne

A l’opposé, l’opérateur privé, censé appliquer le même cahier des charges que celui de l’Etusa, reste à la traîne. Il demeure honni par les usagers pour son manque de professionnalisme dans plusieurs domaines, entre autres, un matériel usagé, un personnel pas du tout formé pour une telle activité, privilégiant la recette journalière au détriment du service public.

Pour preuve, ce transporteur privé, rentre au garage dans la quasi-totalité des cas, au plus tard à 18 heures, laissant des centaines de citoyens sur les trottoirs. Plusieurs propriétaires d’autobus vous diront «qu’en dehors des heures de pointe, le travail n’est pas rentable financièrement». Il est peut-être temps que la direction des transports de la wilaya d’Alger, secoue «le cocotier», et fasse en sorte que l’opérateur privé s’aligne sur le même cahier des charges que le transporteur public, sinon qu’il mette la clef sous le paillasson. L’anarchie et le désordre ont trop duré au détriment des usagers des transports publics.

R. K