Des chaînes privées en difficultés financières

Des chaînes privées en difficultés financières

Les mauvais chiffres du Ramadhan, les perspectives d’avenir peu reluisantes et surtout l’image décourageante de certaines chaînes privées qui croulent sous des dettes énormes vont conduire probablement à leur fermeture. Des chaînes qui continuent pour la plupart de payer les fruits de la mauvaise gestion, c’est le cas notamment des chaînes Beur TV, KBC ou à un degré moindre El Djazairia TV. Ainsi pour Beur TV, la direction depuis plus de deux mois n’a pas payé ses employés. Une crise qui s’est accentuée par la fuite des sponsors qui ne partagent pas la ligne éditoriale de la chaîne qui s’est inscrite dans l’opposition et qui tire sur tout ce qui bouge.

Une situation qui a poussé le directeur exécutif de la chaîne, Adlène Mellah, à quitter celle-ci après l’avoir enfoncée avec des programmes polémiques. La chaîne qui ne produit qu’un seul programme «Talaâ ou habat», le programme folklorique de cheikh Ennoui qui essaye de faire dans le populisme primaire, mais qui en réalité éloigne tous les sponsors de la chaîne. L’avenir de la chaîne dépend de l’arrêt de ce programme déjanté qui nuit à l’image de certains ministres et surtout qui offre une image dégradante du journalisme algérien. Autre chaîne en difficulté KBC, qui serait sur le point d’être fermée par les actionnaires qui ont découvert des dettes avoisinant les 50 milliards. Les actionnaires qui se sont réunis lors d’un conseil d’administration ont décidé, selon certaines sources, de fermer la chaîne et de libérer les journalistes et les employés qui y travaillent.

Une décision qui a été rejetée par l’actuel directeur de la chaîne KBC, Ali Djerri qui espère obtenir encore quelques mois pour redresser la situation. Mais les actionnaires souhaitent liquider la chaîne qui a été associée malgré elle à des procès judiciaires et qui risque d’être bloquée par quelques producteurs qui n’ont pas obtenu leur argent et cela depuis 2013. Enfin la troisième chaîne qui risque d’avoir des problèmes et qui croule sous les dettes d’une mauvaise gestion de son ancien directeur général, c’est El Djazairia TV, qui doit plusieurs milliards de centimes à trois producteurs pour des productions qui ont été réalisées durant le Ramadhan et qui n’ont pas été payées à ce jour. L’actuel DG de la chaîne Daas tente de régler les factures antécédentes, mais les propriétaires refusent de payer les erreurs de HHC. Une facture salée qui pourrait emmener la chaîne devant les tribunaux. Tous ces problèmes résultent de la mauvaise gestion de certains anciens responsables de chaînes qui ont confondu, caverne d’Ali Baba avec Hollywood. La gestion d’une télévision privée est une affaire sérieuse pour être confiée à des novices en la matière.