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Dernier avertissement : ces transporteurs risquent de perdre leur autorisation à Alger

Dernier avertissement : ces transporteurs risquent de perdre leur autorisation à Alger
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Cinq jours, pas un de plus. La direction des Transports de la wilaya d’Alger a diffusé ce mercredi un avis sans ambiguïté à destination des professionnels qui font encore circuler des véhicules âgés de trois décennies ou davantage.

Ceux dont les noms apparaissent sur la liste annexée au communiqué doivent impérativement déposer leur dossier de renouvellement auprès des services compétents. À défaut, l’autorisation d’exploitation leur sera retirée sans autre formalité.

L’administration insiste sur un point : il s’agit bel et bien de la dernière mise en demeure. Le décompte a démarré dès la publication de l’avis, et aucune prolongation n’est évoquée.

Alger fixe un délai de cinq jours aux transporteurs retardataires

Le message s’adresse à une catégorie précise de professionnels : ceux qui, malgré les appels précédents, n’ont toujours pas constitué leur dossier. Leurs véhicules ont franchi le seuil des 30 ans de service. La direction leur demande de se présenter dans les meilleurs délais à ses guichets pour régulariser leur situation administrative.

Cette relance ne sort pas de nulle part. Depuis l’été dernier, plusieurs wilayas ont enclenché la première phase du dispositif national visant les bus les plus anciens du parc public de voyageurs, soit les engins mis en circulation en 1996 ou avant. Alger applique désormais la même logique, mais avec une échéance verrouillée.

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Le retrait de l’agrément menace les véhicules non régularisés

La sanction annoncée est automatique. Passé le délai, les services procéderont au retrait de l’autorisation d’exploitation du véhicule visé. Concrètement, l’engin perdra le droit de rouler et son propriétaire ne pourra plus exercer son activité de transport.

À cette mesure administrative s’ajouteront les procédures légales et réglementaires prévues par les textes. Aucune tolérance n’est annoncée pour les opérateurs qui laisseraient filer cette ultime échéance.

La capitale n’en est pas à son premier tour de vis. En août dernier, une opération d’inspection menée du côté de Caroubier et de Bachdjerrah avait abouti au retrait de douze autorisations d’exploitation sur 77 véhicules contrôlés, avec procès-verbaux à la clé.

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Le renouvellement du parc de transport reste la priorité des autorités

Derrière cet ultimatum se dessine un chantier bien plus vaste. Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, avait demandé début août d’accélérer le programme de renouvellement portant sur 10 000 bus, tout en durcissant la prévention routière.

Les instructions ministérielles vont même plus loin que le seuil retenu à Alger. Elles prévoient le retrait définitif de la circulation des véhicules de transport collectif ayant dépassé 25 ans d’âge, avec un remplacement par des engins neufs. La wilaya traite donc d’abord les cas les plus critiques.

Les professionnels, eux, réclament depuis des mois un accompagnement à la hauteur. Le Syndicat national des transporteurs par taxis a d’ailleurs interpellé les pouvoirs publics sur l’état du parc roulant, pointant les difficultés d’entretien et l’absence de solutions d’importation pour les équipements.

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AH

Amel Hamana

Journaliste – Actualité nationale et société

Amel Hamana couvre l'actualité nationale, les sujets de société et les faits divers pour Algerie360.

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