Dérèglement climatique et gestion des ressources : le professeur Chems-Eddine Chitour appelle les Algériens à changer leur comportements

mardi 9 octobre 2018 à 16:19
Source de l'article : Radioalgerie.dz

La menace que fait peser un changement du climat, donnant lieu à une  sensible augmentation des températures, à une multiplication de phénomènes météorologiques désastreux et à une disparition progressive de la flore et de la flore, n’est pas sans inquiéter d’autant que l’Algérie ne pourrait pas y échapper.

Enseignant à l’Ecole polytechnique d’Alger, le professeur Chems-Eddine Chitour constate que des Etats semblent prendre à la légère cette menace contre laquelle, rappelle-t-il, avait déjà alerté la Conférence sur le climat de Rio, en juin 1992.

Commentant les résultats auxquels ont donné lieu les bouleversements climatiques sur l’Algérie, marqués ces dernières années par des cycles de sécheresse se traduisant par une diminution des rendements agricoles, mais aussi par des inondations catastrophiques, il appelle à faire attention, rappelant, d’autre part, que le pays gaspille entre 10 à 15% de l’énergie qu’il consomme.

S’exprimant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, il rappelle la thèse déjà connue de l’origine de la perturbation du climat, celle de la combustion des énergies fossiles dont sont très majoritairement responsables les pays industrialisés.

Concernant la gestion et de recyclage des ressources, il relève l’inexistence d’une stratégie d’ensemble, « chaque département agissant comme s’il était seul en Algérie ». Or, souligne-t-il, qu’il s’agisse des ministères de l’Energies, de l’Environnement ou des Ressources en eau, chacun doit « exécuter sa partition », mais dans le cadre d’une stratégie d’ensemble.

Pour tenter de stopper la spirale du dérèglement climatique, le professeur Chitour rappelle que la conférence sur le climat à Paris, avait arrêté des décisions importantes pour tenter d’en ralentir les conséquences. Il note que comme celles-ci n’étaient pas contraignantes, des pays à l’exemple des Etats-Unis ont été amenés à les ignorer totalement.

Le plus curieux, observe-t-il encore, c’est que les pays occidentaux, en particulier, persistent à trainer les pieds pour appliquer ces mesures, tout en conseillant aux autres Etats à ne pas polluer.

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