Découverte inédite au Sahara : Une nouvelle espèce officiellement répertoriée en Algérie

Découverte inédite au Sahara : Une nouvelle espèce officiellement répertoriée en Algérie
Une espèce inattendue repérée dans le désert algérien

Dans une avancée scientifique majeure pour l’entomologie régionale, des membres de l’Association Algérienne de Documentation de la Vie Sauvage (AWWA) ont réussi à documenter, pour la toute première fois en Algérie et sur l’ensemble du territoire nord-africain, une espèce de papillon de nuit jusqu’alors confinée aux régions d’Afrique centrale.

Cette découverte, qui enrichit considérablement les données sur la biodiversité saharienne, est le fruit d’un travail de terrain rigoureux mené par une équipe de chercheurs et d’observateurs passionnés.

L’observation a été localisée à Tin Zaouatine, à l’extrême sud de l’Algérie. Cette situation géographique stratégique confère à la découverte une importance écologique particulière, suggérant une extension de l’aire de répartition de l’espèce ou des dynamiques migratoires inédites liées aux spécificités climatiques de cette zone frontalière.

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Les résultats de ces recherches ont fait l’objet d’une publication scientifique officielle, désormais accessible en ligne. Ce document technique vient valider l’inscription de cette nouvelle espèce sur la liste des lépidoptères nocturnes de l’Algérie.

Un renouveau de la biodiversité : L’Algérie, refuge inattendu face aux mutations climatiques

Cette découverte de l’Association Algérienne de Documentation de la Vie Sauvage ne constitue pas un cas isolé, mais s’inscrit dans une série de révélations scientifiques majeures qui redessinent la carte de la biodiversité en Algérie. Depuis la période post-Covid, le pays semble redevenir un sanctuaire pour des espèces autrefois portées disparues ou migrant sous l’effet des changements climatiques.

Le Sahara, loin d’être un désert sans vie, a offert, en 2025, des images saisissantes du guépard saharien (Amayas) dans le parc de l’Ahaggar. Ce félin mythique, filmé par un explorateur à la suite d’une panne de véhicule, confirme que le Grand Sud reste l’un des derniers bastions de cette espèce en danger critique d’extinction.

Plus au nord, c’est l’Outarde canepetière, un oiseau élégant n’ayant plus été observé depuis 1995, qui a fait une réapparition spectaculaire, ravivant l’espoir des ornithologues face à la pression de l’urbanisation.

La richesse de la faune algérienne s’étend également aux écosystèmes forestiers. Dans le massif de l’Akfadou, des chercheurs ont identifié pour la première fois la Barbastelle, une espèce de chauve-souris forestière traditionnellement européenne.

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Pour les spécialistes, ces signaux témoignent d’une résilience fascinante de la nature, mais aussi d’une urgence : celle de protéger des habitats fragiles, comme le Lac Noir ou les massifs montagneux, contre les nuisances humaines.

Chaque nouvelle observation, qu’il s’agisse de ce papillon inédit ou de prédateurs de légende, rappelle que l’Algérie joue un rôle pivot dans la conservation mondiale, s’affirmant comme un laboratoire à ciel ouvert où la vie sauvage lutte pour sa survie face aux défis environnementaux du siècle.