Dans le cadre des efforts déployés par le ministère de la Culture et des Arts pour protéger le patrimoine culturel national, et grâce à une coordination efficace entre les services de la gendarmerie nationale et les organismes spécialisés du secteur culturel, un trésor monétaire a été découvert et saisi.
Composé d’environ 10 200 pièces en bronze, ce trésor semble, selon les premières analyses, remonter à l’époque romaine, au IVᵉ siècle après J.-C. Trois autres biens culturels ont également été saisis et sont actuellement soumis à des études scientifiques afin de déterminer leur origine et leur valeur.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la politique nationale visant à préserver les biens culturels et à les protéger contre toute atteinte ou trafic illicite, témoignant ainsi de la vigilance et de la coopération entre les différentes institutions de l’État.
À cette occasion, la ministre de la Culture et des Arts a exprimé sa gratitude à l’unité de recherche de la gendarmerie nationale de la wilaya d’Aïn Defla, saluant leur professionnalisme, leur disponibilité constante et leur rôle crucial dans la protection du patrimoine national.
Le ministère réaffirme son engagement à poursuivre ses efforts pour la conservation et la valorisation du patrimoine culturel, tout en renforçant les mécanismes de coordination et de coopération avec les différentes instances sécuritaires, afin de servir l’intérêt supérieur du pays et de préserver la mémoire nationale pour les générations futures.
Ministère de la Culture et des Arts : un nouvel élan pour la préservation et la création
Le ministère de la Culture et des Arts multiplie les initiatives pour renforcer la protection du patrimoine national tout en encadrant les nouvelles réformes législatives liées aux industries créatives et cinématographiques.
Sous l’égide du ministère, la politique culturelle actuelle met l’accent sur le classement et la valorisation des biens culturels. Le pays compte désormais plus de 1 126 sites et objets protégés, avec une accélération des procédures de classement pour les biens immatériels auprès de l’UNESCO. Parmi les dossiers prioritaires, le caftan algérien et les costumes traditionnels sont mis en avant comme des piliers de l’identité nationale.
Le ministère veille également à la dynamisation des manifestations locales, à l’instar de la Fête du tapis à Ghardaïa, où le soutien institutionnel permet de mettre en valeur l’artisanat et les traditions ancestrales (fantasia, karqabou) comme moteurs du tourisme culturel.
Le ministère est actuellement au cœur de débats majeurs concernant l’évolution du cadre légal des arts en Algérie :
- Loi sur le cinéma : Le projet de loi sur le cinéma fait l’objet de consultations approfondies avec les professionnels du secteur. L’enjeu est de concilier la liberté de création avec le respect des « constantes nationales » et de l’histoire officielle.
- Statut de l’artiste : La généralisation de la carte d’artiste (plus de 14 000 distribuées) et l’amélioration de la protection sociale des créateurs restent des axes de travail prioritaires pour le département ministériel.
- Numérisation : Un vaste programme de numérisation des collections muséales est en cours, avec un objectif de couverture de 70% à court terme pour faciliter l’accès universel au savoir.
Le ministère de la Culture collabore étroitement avec d’autres départements pour promouvoir l’image de l’Algérie à l’international. Cette stratégie s’est illustrée récemment par la préparation de la Foire africaine du commerce intra-africain (IATF 2025) à Alger, où les espaces dédiés au tourisme et à la culture visent à faire de l’Algérie un carrefour incontournable des échanges sur le continent.
