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Déchets nucléaires : l’Algérie poursuit la décontamination malgré la non-coopération de la France

Déchets nucléaires : l’Algérie poursuit la décontamination malgré la non-coopération de la France
L’Algérie lance une deuxième opération de décontamination du site nucléaire d’In Ekker, à Tamanrasset, malgré le refus français de transmettre ses archives.

Soixante-six ans après les premiers essais nucléaires français dans le Sahara algérien, les opérations de décontamination se poursuivent dans le Sud du pays.

Ce dimanche 1er novembre 2026, à l’occasion du 72e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, l’Algérie a engagé une deuxième opération de nettoyage du site du tunnel d’essais nucléaires Béryl E2, dans la région d’In Ekker, à Tamanrasset.

Une mission que les autorités entendent mener avec leurs propres moyens, malgré l’absence de coopération française sur les archives des déchets radioactifs.

Décontamination des sites nucléaires français : une deuxième opération lancée à In Ekker

Le chantier concerne le site du tunnel d’essais Béryl E2, situé dans la région d’In Ekker, relevant de la 6e Région militaire. Le ministère de la Défense nationale (MDN) supervise cette nouvelle intervention. En coordination avec l’Agence nationale de réhabilitation des anciens sites d’essais et d’explosions nucléaires français dans le Sud algérien.

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L’opération vise à poursuivre le retrait des déchets radioactifs laissés par les essais nucléaires français. Pour cette mission, l’Algérie mobilise des compétences et des équipements nationaux, conformément aux normes nationales et internationales en vigueur.

Le choix du 1er novembre pour le lancement de cette deuxième phase coïncide avec la commémoration du 72e anniversaire du déclenchement de la Révolution algérienne. Une date qui rappelle également le passé colonial auquel se rattache l’héritage nucléaire encore présent dans plusieurs régions du Sahara.

Archives des essais nucléaires : le refus français complique la décontamination en Algérie

L’absence de coopération française reste l’un des principaux obstacles à la prise en charge complète de ces anciens sites. Dans son communiqué, le MDN dénonce le refus de la partie française de fournir les registres et les cartes permettant de localiser les zones où les déchets nucléaires ont été enfouis.

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Le ministère pointe également le refus de la France d’assumer ses responsabilités pénales dans ce dossier. Cette absence de documentation complique les opérations de localisation et de récupération des déchets radioactifs. Notamment dans deux régions particulièrement concernées. In Ekker, à Tamanrasset, où se trouve le site du tunnel d’essais Béryl E2. Et Reggane, à Adrar, autre région marquée par les essais nucléaires français.

Ces vestiges continuent, selon le MDN, de constituer un obstacle au développement de ces territoires. Face à cette situation, les autorités algériennes affichent leur volonté de poursuivre les opérations jusqu’à l’assainissement complet des anciens sites et leur réhabilitation.

Déchets radioactifs : des compétences nationales mobilisées pour sécuriser les sites

La récupération des déchets nucléaires représente une opération complexe qui nécessite des moyens techniques et humains adaptés. L’État algérien a mobilisé les ressources nécessaires pour mener cette deuxième intervention, avec une attention particulière portée aux protocoles de sécurité.

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Les équipes devront notamment respecter plusieurs étapes techniques :

  • Délimiter et identifier les zones présentant une radioactivité.
  • Collecter les déchets nucléaires présents sur le site.
  • Regrouper les matières radioactives dans des conditions de sécurité strictes.
  • Stocker les déchets dans des conteneurs en béton spécialement conçus à cet effet.

Le MDN présente cette mission comme « un véritable défi pour les compétences nationales », qui devront assurer son déroulement dans le respect des protocoles et des normes internationales applicables.

À travers cette nouvelle opération, l’Algérie entend ainsi poursuivre le traitement des conséquences des essais nucléaires français dans son Sahara. Le programme vise, à terme, la décontamination complète des anciens sites et leur réhabilitation, malgré les difficultés liées à l’absence des archives françaises.

LA

Lynda Ait Amedjkane

Journaliste – Nation, société et actualité quotidienne

Lynda Aït Amedjkane est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360. Elle couvre principalement les sujets liés à la nation, à la société et aux faits divers qui rythment l'actualité quotidienne en Algérie.

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