De 1 700 à 2 300 DA : Pourquoi le prix de l’agneau importé explose-t-il ?

De 1 700 à 2 300 DA : Pourquoi le prix de l’agneau importé explose-t-il ?
Viande importée

Trois ans après l’ouverture des importations de viandes rouges (viande désossée, carcasse et bétail sur pied), le marché national affiche des trajectoires de prix déconcertantes.

Si la viande bovine brésilienne semble avoir trouvé son équilibre, l’agneau importé d’Espagne suscite, quant à lui, l’inquiétude des associations de protection des consommateurs.

Viandes rouges : L’agneau importé frôle le local, l’APOCE dénonce une dérive injustifiée

À l’origine de la mesure, l’agneau espagnol s’échangeait dans une fourchette de 1 700 à 1 800 DA/kg. Une stabilité relative qui contraste avec la tendance actuelle.

Tandis que le bœuf brésilien a su maintenir son cap entre 1 200 et 1 300 DA/kg durant les mois de Ramadan 2024, 2025 et jusqu’en ce début d’année 2026, l’ovin espagnol a entamé une ascension fulgurante :

  • Ramadan 2025 : Passage à 2 000 – 2 100 DA/kg.
  • Ramadan 2026 : Un pic atteint désormais les 2 300 DA/kg.

Importation de bétail vif : Pourquoi la régulation des prix ne fonctionne pas ?

L’annonce de l’implication d’une entreprise publique dans l’importation de moutons et de veaux vivants laissait présager une détente des prix, ou du moins une stabilisation autour de la barre symbolique des 2 000 DA.

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Pourtant, malgré le plafonnement réglementaire des marges bénéficiaires sur ces produits de large consommation, le constat sur le terrain est amer : l’écart de prix entre l’agneau importé et la production locale s’est réduit à une peau de chagrin, soit à peine 150 DA de différence.

Hausse des prix de la viande : L’APOCE brise le silence et demande des comptes

Face à cette situation jugée injustifiée, l’Association de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement (APOCE) exprime son incompréhension.

Les causes de cette dérive — qu’elles soient liées aux coûts logistiques mondiaux, aux stratégies d’approvisionnement ou à des dysfonctionnements dans la chaîne de distribution — restent à éclaircir.

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« Nous n’avons aucune information précise pour le moment… Cependant, nous avons officiellement saisi l’entreprise publique chargée de l’importation et nous restons dans l’attente de leurs explications », précise l’organisation.

Le dossier reste ouvert, alors que le pouvoir d’achat des ménages est une nouvelle fois mis à rude épreuve en cette période de forte consommation.