Cybersécurité : l’Algérie se dote d’un cadre réglementaire pour faire face aux cybermenaces

Cybersécurité : l’Algérie se dote d’un cadre réglementaire pour faire face aux cybermenaces
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La transformation numérique engagée par l’Algérie, appuyée par une stratégie de développement technologique à grande échelle, s’accompagne de nouveaux défis, notamment en matière de sécurité numérique. L’extension des systèmes d’information et la généralisation des services digitalisés exposent en effet le pays à des risques accrus de cyberattaques, susceptibles d’affecter les institutions, les administrations et les infrastructures stratégiques.

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Ces menaces relèvent de ce que l’on désigne communément comme la cybercriminalité, un ensemble d’actes malveillants perpétrés à travers les réseaux informatiques et visant directement les systèmes d’information. Les conséquences de telles attaques peuvent aller de la compromission de données sensibles à la perturbation du fonctionnement de services essentiels.

Cybersécurité : un nouveau cadre réglementaire pour protéger les systèmes d’information en Algérie

Face à ces enjeux, la cybersécurité s’impose comme un levier central de protection. Elle regroupe l’ensemble des dispositifs, procédures et pratiques destinés à garantir l’intégrité, la confidentialité et la disponibilité des données numériques. En Algérie, les autorités ont progressivement renforcé leur approche en la matière, conscientes du rôle stratégique de la sécurité des systèmes d’information dans la réussite du processus de digitalisation.

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C’est dans ce contexte qu’intervient le décret présidentiel n° 26-07 du 7 janvier 2026, publié le 21 janvier au Journal officiel. Ce texte fixe le cadre organisationnel et fonctionnel des structures chargées de la sécurité des systèmes d’information et de la protection des données au sein des institutions, administrations et organismes publics.

Le décret prévoit la mise en place, dans chaque entité publique, d’une structure dédiée à la cybersécurité, distincte de celle en charge des systèmes d’information. Placée sous l’autorité directe du premier responsable de l’institution concernée, cette structure aura pour mission de coordonner l’ensemble des actions relatives à la sécurité informatique et à la protection des données, y compris au niveau des organismes placés sous tutelle.

Sécurité numérique : de nouvelles structures dédiées dans les institutions publiques

Parmi ses principales attributions figure l’élaboration de la politique de sécurité des systèmes d’information, ainsi que le suivi de sa mise en œuvre conformément à la stratégie nationale en vigueur. Elle devra également identifier et analyser les risques liés à la sécurité numérique en élaborant une cartographie dédiée, puis mettre en œuvre les plans de remédiation appropriés.

Le texte prévoit en outre que cette structure assure une veille permanente et une surveillance continue des systèmes d’information relevant de sa compétence. Les responsables concernés devront signaler sans délai tout incident cybernétique aux autorités compétentes et pourront solliciter leur assistance en cas de besoin.

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Des missions d’audit et de contrôle sont également prévues, en coordination avec les instances concernées et selon un calendrier défini à l’avance. La structure devra par ailleurs veiller au respect de la législation relative à la protection des données à caractère personnel, en collaboration avec l’autorité nationale compétente.

Enfin, le décret souligne l’importance de la coordination avec les structures chargées des marchés publics et de la sûreté interne, notamment pour intégrer des clauses de sécurité et de confidentialité dans les contrats de sous-traitance et renforcer la protection des personnels et des équipements. À travers ce dispositif, les autorités entendent renforcer durablement la gouvernance de la cybersécurité dans le secteur public.