Moins de vols mais des billets plus chers : c’est l’équation de Transavia pour le printemps 2026. En raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui font flamber le prix du carburant, la filiale low-cost du groupe Air France-KLM réduit son programme de vols afin de protéger sa rentabilité face à un kérosène devenu hors de prix.
Après Air Canada qui a suspendu la ligne Montréal-Alger pour la saison estivale 2026, c’est au tour de Transavia de réduire légèrement son programme de vols et d’augmenter ses prix en raison de la flambée des prix du kérosène, qui pèse fortement sur les coûts des compagnies aériennes.
Le blocage du détroit d’Ormuz provoque une pénurie mondiale de kérosène, étranglant l’industrie aéronautique. D’ailleurs, pour survivre à cette crise, les compagnies aériennes réduisent massivement leurs vols, une baisse qui fait flamber les prix des billets pour les vacanciers.
Transavia annonce l’annulation de ses vols en mai et juin 2026
« En raison du contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient et de ses répercussions sur le prix du carburant d’aviation, Transavia France adapte son programme de vols et est contrainte de procéder à l’annulation de plusieurs vols prévus aux mois de mai et juin 2026″, indique le communiqué de la compagnie low-cost.
Par ailleurs, Transavia indique que ces annulations concernent moins de 2% du programme de vols sur la période qui s’étale entre mai et juin 2026.
Pour les passagers impactés, Transavia joue la carte de la communication directe par SMS et e-mail. Trois options s’offrent à eux : un report gratuit, un avoir ou un remboursement total du billet. La compagnie précise d’ailleurs que, dans la plupart des cas, une alternative de voyage est proposée dans les 24 heures suivant l’annulation du vol.
Une hausse de 10 euros
Comme plusieurs autres compagnies aériennes, Transavia applique déjà une hausse de 10 euros sur ses billets de voyage en aller-retour.
Face au risque de pénurie, l’IATA a exhorté les régulateurs, particulièrement en Europe, à faire preuve de transparence et de coordination. En effet, l’Organisation mondiale des compagnies aériennes demande d’anticiper dès maintenant les modalités d’un éventuel « rationnement » du kérosène pour éviter le chaos opérationnel.
L’explosion du prix du kérosène liée à la guerre transforme les structures de coûts des compagnies aériennes. Le poste carburant a presque doublé, passant de 25 % à près de 45 % des dépenses globales. Cette envolée des prix constitue une ponction massive sur les finances du secteur, dont les marges s’évaporent sous la pression géopolitique.
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