Prévues initialement les 26, 27 et 28 novembre, les concertations nationales ont été reportées sine die. Les causes de ce report sont à chercher dans les dissensions intervenues entre les forces politiques au Mali.
Les assises attendues pour regrouper l’ensemble des acteurs de la crise institutionnelle et sécuritaire malienne, et devant servir de cadre de dialogue national, ont été reportées à une date ultérieure.
En effet, une bonne partie de la classe politique et des organisations de la société civile malienne avait décidé de ne pas prendre part à cette rencontre. Ce qui a amené le gouvernement provisoire de Bamako à repousser une fois de plus ce rendez-vous. De diverses sources généralement bien informées, ces concertations ont été reportées pour permettre une meilleure organisation. Il s’agira de repartir d’un bon pied. Entre-temps, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et Ansar Edine, deux fractions qui devraient prendre part à ces assises, ont engagé des concertations, chacune de son côté. En effet, une délégation du groupe Ansar Edine a été reçue la fin de la semaine écoulée par de hauts responsables à Alger. Par ailleurs, une délégation de rebelles touareg du MNLA a été reçue jeudi à Paris, au ministère des Affaires étrangères. Les parties ont évoqué la résolution du conflit dans le nord du Mali, occupé par des groupes islamistes armés qui avaient notamment chassé les Touareg. Cette rencontre officielle avec des «hauts fonctionnaires» du ministère a eu lieu à la demande du MNLA. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a indiqué jeudi matin que l’ONU allait «donner son feu vert début décembre» à une intervention armée dans le nord du Mali. Cette guerre ne sera certainement pas lancée avant mars 2013. Certains envisagent même la fin de l’année pour enfin passer à l’acte, car rien n’est vraiment prêt et l’option militaire reste encore floue. Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a indiqué depuis Londres que la priorité était de trouver une solution politique fondée sur le dialogue pour mettre fin à la crise dans le nord du Mali.
Mehdi Ait Mouloud
