Depuis la déclaration faite par le ministre des moudjahidine Mohamed Cherif Abbas à la veille de la célébration du 58 ème anniversaire du déclenchement de la guerre de la libération nationale, affirmant la quête des Algériens d’une “reconnaissance franche” par la France de ses crimes coloniaux, beaucoup de réactions ont été enregistrées parmi la classe politique française, notamment une partie de la droite et l’extrême droite.
Des réactions qui manquent d’honnêteté puisque tous les intervenants hostiles, y compris le sénateur voyou Gérard Longuet et le nostalgérique maire de Nice Christian Estrosi, ont voulu délibérément confondre entre reconnaissance et repentance, et même indemnisation dans certains cas.
Même si elle s’est fait attendre, la réaction de l’Algérie est venue de Tébessa où le ministre des moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas a saisi l’occasion de sa tournée dans le pays chaoui où il supervise l’opération de recueil de témoignages sur la Révolution, pour mettre les points sur les i, et faire taire, peut-être, les auteurs d’inepties de certains hommes politiques français qui veulent faire croire que l’Algérie cherchent à obtenir des indemnités.
“Nous n’avons nullement demandé à la France de nous indemniser, mais de reconnaitre seulement les crimes qu’elle a perpétrés contre la population algérienne” a indiqué le ministre. Une déclaration on ne peut plus claire, et peut-être, un peu trop claire pour que la presse française la répercute pour son lectorat.
Donc, l’Algérie n’a pas demandé à la France de l’indemniser à la suite des massacres qu’elle a commis durant son occupation du pays, et puis financièrement, c’est plutôt la France qui a besoin d’aide en ces temps de crise mondiale qui contraint les Etats de mobiliser des sommes faramineuses au profit des banques et des multinationales, et non l’Algérie qui dispose d’un matelas financier qui la met à l’abri du besoin pour quelques années et qui fait courir les ministres français à Alger.
