CRB : Solinas : « Je soutiens les joueurs, ils n’ont demandé que leur droit »

CRB : Solinas : « Je soutiens les joueurs,  ils n’ont demandé que leur droit »
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L’entraîneur italien du Chabab s’est dit quelque peu exaspéré par la situation que vit son équipe. En effet, les joueurs ont décidé d’entamer une grève. Ils refusent de s’entraîner tant qu’ils ne toucheront pas  leurs salaires. Pour un club qui occupe la place de leader après quatre journées de championnat, cela a sans doute laissé perplexe Solinas. Ce dernier dit à ce sujet : «J’ai constaté lundi que les joueurs avaient pris la décision de faire grève. Ils avaient refusé de s’entraîner. J’ai peur qu’ils ne poursuivent leur grève aujourd’hui (entretien réalisé mardi dans la matinée, Ndlr). Si vous voulez connaître mon avis, je dirai que je suis un employé du club et je me trouve par voie de conséquence au service du CRB. Mais je soutiens mes joueurs. Ils ne font que demander leur droit et ils ont réalisé jusque-là de bons résultats en championnat. Leur revendication est tout à fait légitime»

«Où sont les autres responsables ? Gana est pour l’heure tout seul»

Au moment où Gana essuie de vives critiques de la part de proches du CRB qui laissent entendre que le responsable du CRB n’a pas les moyens pour diriger un club comme le Chabab, Solinas prend la défense de Gana et déclare que ce dernier ne peut pas être au four et au moulin. «Gana a sans doute promis de prendre en charge les salaires des joueurs. Je pense qu’il ne peut pas prendre en charge tous les problèmes du club. Où sont les autres dirigeants ? Je sais que Gana rencontre des problèmes dans les coulisses.»

«Des responsables m’avaient donné des garanties avant l’entame de la saison, mais je ne vois rien venir»

Solinas revient quelques temps en arrière, avant sa prise en charge de la barre technique du club. Il précise qu’il avait reçu des garanties de la part de certains responsables qui lui avaient promis qu’il trouverait tous les moyens à sa disposition et que les soucis que son prédécesseur avait rencontrés la saison dernière avaient disparu. «On m’avait tenu un langage rassurant, avant que je ne m’engage avec le CRB. Mais rien n’a changé. A l’image du problème des salaires des joueurs, en plus, il y a toujours le sempiternel problème de terrain. On n’a pas pu s’entraîner le matin, on est obligés de nous déplacer vers le terrain de la Protection civile… comme l’année passée. »

«La rancune et l’égoïsme ne vont pas pousser le club vers l’avant, bien au contraire»

Le coach du CRB n’est pas sans connaître les coulisses qui se déroulent en marge du travail qu’il effectue avec ses joueurs. En bon Italien, il paraît saisir tous les enjeux au sein de cette équipe. «Ce qui me surprend, c’est que les résultats sont encourageants, même si on n’est qu’au début de la saison. On occupe la première place au classement général. Ne serait-il pas plus intelligent de se serrer les coudes en de pareilles circonstance pour assurer un bonne phase aller ? Je me rends compte que l’on parle de la manière de jouer de l’équipe et on donne son avis sur les trois récupérateurs et je ne sais quoi encore. Je demande à tous d’arrêter de penser de cette façon. Il faut arrêter de se montrer égoïste, se mettre derrière l’équipe et de se soucier des problèmes les plus urgents.»

«Décevant, ce qui arrive à un club de l’envergure du CRB»

Solinas est surpris par ce qui se passe. «Le CRB est un club d’envergure. Il est  parmi le gotha des meilleures équipes du championnat. Il souffre de querelles internes qui nuisent à sa bonne marche en championnat. On s’amuse à parler de la manière de jouer de l’équipe qui ne semble pas plaire malgré la position au classement. Et je suis déçu par l’absence des dirigeants.»

«Les supporters du Chabab doivent s’inspirer des fans anglais qui ne perdent jamais espoir»

Solinas semble affecté par les propos de certains supporters au sujet de ses choix tactiques. La manière de jouer des Rouge et Blanc ne semble pas faire l’unanimité. C’était le cas contre la JSK où les supporters ont dû attendre les dernières minutes du match, voire les temps morts, pour voir le bout du tunnel et le but victorieux. Idem pour le match contre le MCO. Le CRB a connu la délivrance dans le dernier quart d’heure. Ce n’est qu’à la fin du match que le Chabab a définitivement assuré son résultat. Solinas prend l’exemple du supporter anglais. «Je demande aux supporters du CRB de soutenir leur équipe jusqu’à la dernière minute et de prendre l’exemple du fan anglais qui ne perd jamais espoir et qui se tient aux côtés de son équipe jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. Si on s’amuse à s’alarmer très vite, on peut pousser le club vers des situations de crises graves.»

«Joueurs et staff technique ont fait leur boulot, aux dirigeants et supporters de faire le leur»

Le coach du Chabab dit avec assurance que son staff technique et les joueurs font leur boulot comme il se doit. Il jette la balle dans le camp des dirigeants et des supporters. «Les joueurs et le staff technique sont en train de faire leur boulot et d’honorer leur contrat jusque-là. C’est aux dirigeants et aux supporters de faire le leur. Je souhaite que le club puisse évoluer dans le calme, loin des tumultes »

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Les supporters très inquiets

Les supporters du CRB sont sous le choc. En effet, ils ne croient toujours pas que leur équipe traverse des moments pénibles à quelques jours du derby qui les opposera aux Galactiques de l’USMA. Une crise qui a failli faire mouche, après à peine quatre journées de championnat. La preuve, les joueurs sont allés loin, en boycottant la séance d’entraînement d’avant-hier matin. A présent, tout  est rentré dans l’ordre. La prochaine journée sera l’occasion pour les Rouge et Blanc de distancer les Rouge et Noir.

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Les joueurs perçoivent leur argent

La situation est compliquée au CRB ces derniers temps. Ce n’est pas pour cause de résultat, puisque le Chabab occupe la première place du classement avec dix points, mais pour le boycott que les joueurs ont annoncé avant-hier. En effet, les coéquipiers de Hamza Bourekba ont refusé de reprendre le chemin de l’entraînement, puisqu’ils n’ont pas perçu leur prime. En apprenant la nouvelle du boycott, le président du conseil d’administration de l’équipe, Azzedine Gana, qui avait promis aux joueurs leur argent à partir de lundi, s’est réuni avec le trésorier du CRB pour accélérer les formalités afin que chaque joueur perçoive son dû. D’ailleurs, hier, les Belouizdadis ont eu le feu vert de retirer leur 12 millions de prime (6 millions contre la JSK, 4 millions contre le MCO et 2 millions contre le WAT).

Ils ont repris les entraînements

Après avoir boycotté la séance d’avant-hier matin, les coéquipiers de Kherbeche ont repris hier soir, à 15h exactement, le chemin de l’entraînement. Seulement, nous avons appris d’une source digne de foi que Azzedine Gana était déçu du comportement de certains éléments qui étaient les premiers à boycotter la séance alors qu’ils ont touché une avance sur leurs primes de matchs il y a quelques temps. Le plus important pour le moment, c’est qu’ils aient repris les entraînements car il est important de garder la sérénité dans le groupe d’autant plus que le CRB réalise un bon début de saison.