Coût de la vie étudiante en France: la facture flambe en 2026, les étudiants étrangers en première ligne

Combien coûte la vie étudiante en 2026 ? Une hausse de 1,66 % sur 12 mois et une flambée de +35 % depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 : voilà le constat sans appel dressé par le syndicat Unef. Pour les étudiants extracommunautaires, la situation est encore plus critique, avec un coût de la scolarité en France multiplié par deux. Découvrez l’impact exact de ces chiffres sur votre budget étudiant.
D’après le rapport annuel de l’Unef publié lundi dernier, le coût de la vie étudiante subit une nouvelle hausse de 1,66 % sur un an, portant la progression globale à plus de 35 % depuis 2017.
À l’occasion de cet état des lieux dressé après dix ans de présidence d’Emmanuel Macron, le syndicat étudiant dénonce une politique délibérée, affirmant que la précarité des jeunes est désormais le « résultat assumé » des orientations gouvernementales.
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Combien coûte la vie étudiante en France en 2026 ?
D’après les résultats de l’étude, les étudiants doivent débourser en moyenne 1 300 euros par mois une fois l’ensemble des aides déduites. Cela représente une hausse de 74 euros mensuels par rapport à l’année 2025. Pour expliquer cette hausse du coût de la vie, l’Unef pointe trois facteurs clés : l’augmentation des loyers, l’alourdissement des frais de transport et la poussée de l’inflation alimentaire.
Dans le détail, se loger coûte plus cher aussi bien dans le privé (+2,87 %, soit 627,11 €/mois en moyenne) qu’en résidence Crous (+1,04 %, soit 426,36 €/mois). À cela s’ajoutent un budget transport en hausse pour les non-boursiers (+2,29 %, soit 278,59 €/an) et une progression continue du prix des denrées alimentaires (+0,87 %).
D’après l’Unef, les frais d’inscription universitaires ont bondi de 37 % depuis 2017. Le syndicat attribue principalement cette hausse à la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) : obligatoire pour tous, cet impôt étudiant est passé de 90 euros lors de son lancement en 2018 à 105 euros pour la rentrée.
En réponse, le ministère français de l’Enseignement supérieur défend un « investissement constant » avec 2,46 milliards d’euros consacrés aux aides sociales. Dans un communiqué paru lundi soir, il met en avant le gel des droits d’inscription pour 2026, la généralisation du repas à 1 euro, le maintien du montant des bourses et le plan de rénovation des logements étudiants.
une facture deux fois plus élevée pour les étudiants étrangers
L’enquête de l’Unef pointe également une précarité accrue pour les étudiants extracommunautaires, pour qui étudier en France coûte désormais deux fois plus cher. Qualifiés de « premières victimes des politiques austéritaires », ces étudiants internationaux pâtissent principalement de la suppression récente des APL et de l’application de frais d’inscription majorés.
L’étude de l’Unef met aussi en lumière la situation des étudiants ultra-marins, qualifiés de « grands oubliés des politiques publiques ». En raison de contraintes financières accrues, ces derniers déboursent chaque année entre 314 et 408 euros de plus que leurs camarades de métropole.
Derrière ces statistiques alarmantes se trouvent des étudiants poussés à cumuler un emploi ou à stopper leur cursus, déplore Manon Moret (Unef) auprès de l’AFP. Le syndicat dénonce un désengagement global de l’État sous les mandats d’Emmanuel Macron, pointant du doigt des universités et des Crous étouffés par la rigueur budgétaire, l’enterrage de la réforme des bourses et le retard accumulé sur le logement étudiant.
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