Le secteur de la logistique en Algérie franchit une étape décisive. Le ministère de la Poste et des Télécommunications a annoncé l’entrée en vigueur officielle du nouveau cahier des charges régissant les activités de courrier express et de livraison du « dernier kilomètre » (Last Mile Delivery). Ce texte vise à professionnaliser un secteur en pleine explosion sous l’impulsion du commerce électronique.
Attendue par les acteurs du marché, cette nouvelle réglementation n’est pas une simple formalité administrative. Elle représente le point d’orgue d’un processus de concertation lancé en septembre 2025 par le ministre du secteur, Sid Ali Zerrouki. L’objectif est de transformer une activité souvent informelle ou désorganisée en un levier de croissance pour l’économie numérique nationale.
Le texte définit un cadre de référence unifié pour tous les opérateurs, qu’il s’agisse de transport de colis ou de services de livraison urbaine.
Priorité absolue à la protection du consommateur
Le cœur de cette réforme repose sur la qualité de service. Pour mettre fin aux litiges récurrents entre livreurs et clients, le cahier des charges impose désormais des obligations strictes :
- Fiabilité des délais : Le respect des dates de livraison devient une obligation contractuelle.
- Transparence et recours : Une prise en charge effective et rapide des réclamations des clients est désormais exigée.
- Sécurité des données : À l’ère du numérique, la protection des coordonnées et des informations personnelles des usagers est renforcée.
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Livraison express : Vers une identité visuelle et numérique unifiée
Pour gagner la confiance des citoyens, le ministère mise sur la professionnalisation de l’image de marque. Les opérateurs devront adopter une identité commerciale et une tenue unifiée, permettant d’identifier formellement les agents de livraison.
Par ailleurs, l’accent est mis sur la généralisation du paiement électronique (e-paiement), un pilier indispensable pour réduire la circulation de cash et sécuriser les transactions liées au commerce en ligne.
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Plutôt que d’opter pour une approche répressive, le ministère et l’Autorité de Régulation de la Poste et des Communications Électroniques (ARPCE) prônent une logique de « régulation-accompagnement ».
« Ce cadre vise à créer un équilibre entre l’encouragement de l’investissement privé et la garantie d’un service public de qualité », souligne le communiqué.
En structurant ce marché, les autorités espèrent non seulement sécuriser les consommateurs, mais aussi favoriser la création d’emplois durables et valoriser la chaîne de valeur de l’économie numérique en Algérie.
