La victoire face à la Jordanie aurait dû offrir aux Fennecs une semaine de préparation sereine avant l’échéance capitale contre l’Autriche. Il n’en est rien. Vladimir Petkovic se retrouve au cœur d’une tempête médiatique d’une rare intensité, alimentée par des anciens internationaux aux sorties fracassantes et par des révélations venues de France.
Une pression que le sélectionneur bosnien juge non seulement injuste, mais surtout dangereuse pour la cohésion du groupe en pleine Coupe du monde 2026.
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Les anciens Fennecs tirent à boulets rouges sur Petkovic
Rarement un sélectionneur algérien en activité aura essuyé une telle salve de critiques publiques en plein tournoi mondial. Djamel Benlamri, Islam Slimani, Medhi Lacen et Khaled Lemmouchia ont tous pris la parole pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme une défaillance tactique profonde du technicien bosnien. Lacen, particulièrement virulent, l’a qualifié de « coach défaillant », regrettant l’absence de toute philosophie de jeu identifiable après deux ans à la tête de la sélection.
Slimani, meilleur buteur de l’histoire des Verts, avait lui aussi tiré la sonnette d’alarme juste après le match face à la Jordanie. « Cela fait deux ans qu’il est là, mais on ne voit aucune identité de jeu claire », avait-il lâché sur le plateau de beIN Sports. Ces critiques répétées contre Petkovic ne sont pas nouvelles, mais leur timing, en plein Mondial, leur confère une résonance particulièrement déstabilisante.
Romain Molina ajoute une couche explosive à la polémique
Par-dessus ce concert de reproches, le journaliste français Romain Molina a versé de l’huile sur le feu avec des révélations sur la préparation des Verts. Selon lui, l’équipe aurait été perturbée par un changement de système tactique à la veille du tournoi : une défense à trois, travaillée pendant la phase de préparation, aurait été abandonnée au profit d’un schéma classique à quatre défenseurs, sans véritable explication au groupe.
Ces affirmations ont visiblement heurté Petkovic. En interne, le sélectionneur les considère comme exagérées et « déconnectées de la réalité du travail quotidien » de son staff. Mais le mal est fait. Relayées massivement sur les réseaux sociaux, ces informations ont alimenté un récit négatif difficile à contrer depuis un camp de base de Coupe du monde.
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Petkovic distingue critique légitime et procès public
Il faut dire que le driver des Verts ne rejette pas le principe même de la critique. C’est un point qu’il tient à clarifier. Ses choix peuvent être débattus, ses compositions de départ analysées, ses options tactiques questionnées. Petkovic l’accepte. Ce qu’il refuse, c’est l’amalgame entre un débat sportif sain et un procès public mené en pleine compétition mondiale, à un moment où chaque perturbation extérieure peut avoir des conséquences directes sur le vestiaire.
Car c’est bien là l’essentiel de son argument : cette pression médiatique ne l’atteint pas seul. Elle frappe l’ensemble du groupe. Dans une compétition où la gestion émotionnelle pèse autant que la préparation physique, l’accumulation de polémiques extérieures constitue, à ses yeux, un facteur de déstabilisation inutile. Le technicien bosnien aurait confié à son staff une incompréhension sincère face au choix du moment pour de telles attaques.
Avant même le coup d’envoi du Mondial, Petkovic avait pourtant fixé le cap avec clarté. « Je peux vous garantir une chose : nous donnerons le maximum à chaque match », avait-il promis aux supporters algériens, insistant sur la nécessité d’avancer « étape par étape ». Un discours de rassemblement que le bruit médiatique ambiant rend aujourd’hui plus difficile à tenir.
