Ses achats ont grimpé de 77% : Ce géant asiatique devient le 2ᵉ client du pétrole algérien

La Corée du Sud a augmenté ses importations de pétrole brut algérien de 77 % au cours des neuf premiers mois de l’année 2026, atteignant une moyenne de 53 000 barils par jour (bj), contre 30 000 bj durant la même période en 2025.
Cette hausse spectaculaire lui permet d’accéder à la deuxième place parmi les principaux importateurs du pétrole algérien, alors qu’elle figurait au cinquième rang l’année précédente.
Selon les données de l’Unité de recherche sur l’énergie (Energy Research Unit), Attaqa, l’Espagne conserve la tête du classement des plus grands importateurs de brut algérien acheminé par voie maritime, avec une moyenne de 64 000 bj.
Elle est suivie par la Corée du Sud (53 000 bj), la France (50 000 bj), le Royaume-Uni (43 000 bj) et l’Italie (37 000 bj).
Ensemble, ces cinq pays ont absorbé environ 67 % des exportations totales de pétrole brut algérien transporté par mer entre janvier et septembre 2026.
Recul global des exportations algériennes
En revanche, la moyenne globale des exportations algériennes de pétrole brut a enregistré un repli de 11,5 %, s’établissant à 370 000 bj durant les neuf premiers mois de 2026, contre 418 000 bj sur la même période en 2025.
Cette contraction s’explique par la baisse des demandes de plusieurs pays européens et par la flambée des cours pétroliers, qui ont franchi le seuil des 100 dollars le baril.
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Les quatre pays européens figurant dans le Top 5 ont tous accusé une baisse de leurs importations. L’Espagne a enregistré le recul le plus prononcé, ses achats passant de 83 000 bj au cours des trois premiers trimestres de 2025 à 64 000 bj sur la même période en 2026.
De son côté, la France a réduit ses importations de brut algérien de 30 %, tombant de 72 000 bj à 50 000 bj. Le Royaume-Uni a affiché une baisse de 8,5 %, passant de 47 000 à 43 000 bj, tandis que l’Italie a enregistré le repli le plus modéré, inférieur à 3 %, pour atteindre 37 000 bj.
Stratégie de diversification à Séoul
L’envolée des achats sud-coréens intervient au moment où Séoul s’efforce de diversifier ses sources d’approvisionnement pétrolier pour s’émanciper de sa dépendance vis-à-vis du Golfe, sur fond de crise dans le détroit d’Ormuz. Le pays a ainsi renforcé ses importations en provenance des États-Unis et de l’Algérie.
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La capacité de raffinage de la Corée du Sud s’élève à environ 3,52 millions de barils par jour. Si la majorité de ses installations reste conçue pour traiter le brut moyen et lourd du Moyen-Orient, certaines raffineries disposent de la flexibilité nécessaire pour traiter le brut léger en provenance des États-Unis et de l’Algérie.
Une production en hausse malgré la contraction des ventes
Le volume moyen des exportations algériennes de brut pour les neuf premiers mois de 2026 s’établit à 370 000 bj, à comparer aux 409 000 bj enregistrés durant la même période en 2024 et aux 418 000 bj en 2025.
Sur le plan mensuel, les exportations se sont repliées à 301 000 bj en septembre, après avoir atteint leur sommet annuel en février à 510 000 bj.
Ce recul global des exportations survient pourtant alors que la production nationale de brut s’est redressée pour frôler le million de barils par jour au cours des derniers mois, au rythme de la levée progressive des coupes volontaires de production décidées en concertation avec les pays partenaires de l’alliance OPEP+.






