Dans le cadre de la coopération algéro-allemande en matière de transition énergétique, le programme TaqatHy+ franchit une nouvelle étape avec le lancement d’une mission dédiée aux audits énergétiques régionaux et à l’évaluation des solutions d’efficacité énergétique dans les bâtiments. Soutenu par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), ce projet vise à accompagner les autorités algériennes dans l’identification des sources de forte consommation énergétique et l’élaboration d’une feuille de route nationale pour améliorer la performance énergétique du secteur du bâtiment.
Cette initiative s’inscrit dans le programme « TaqatHy+ », mis en œuvre par l’Agence allemande pour la coopération internationale (GIZ), avec le soutien financier du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement.
Le secteur du bâtiment figure parmi les plus grands consommateurs d’énergie en Algérie, au même titre que les secteurs du transport et de l’industrie. Malgré son poids considérable dans la consommation énergétique nationale, ce secteur souffre encore d’un cadre réglementaire fragmenté, marqué par l’absence de mécanismes d’incitation clairement définis et de normes véritablement applicables sur le terrain.
L’intervention de Dorsch Impact cible la modernisation du dispositif juridique et institutionnel qui régit l’efficacité énergétique dans les constructions, un axe jugé fondamental au regard du Programme national d’efficacité énergétique 2025-2035.
TaqatHy+ : un projet structuré en plusieurs phases complémentaires
Le projet se déploie selon une méthodologie progressive, articulée autour de plusieurs phases de travail distinctes mais complémentaires, allant du diagnostic initial jusqu’à la formulation de recommandations concrètes et opérationnelles.
La première étape consiste en un diagnostic approfondi du marché algérien de l’efficacité énergétique. Ce travail préliminaire comprend une analyse détaillée du cadre réglementaire existant, une classification des zones climatiques du territoire national, ainsi qu’un examen des études sectorielles antérieures déjà réalisées dans ce domaine.
À cela s’ajoute l’élaboration de cartographies institutionnelles relatives au système d’accréditation dans le domaine de l’électricité verte, afin de dresser un panorama complet et précis de l’écosystème actuel.
Dans un second temps, l’équipe en charge du projet procède à une comparaison internationale avec trois pays de référence, dont le choix sera arrêté en cours de mission.
L’objectif de cet exercice comparatif est d’identifier les meilleures pratiques mondiales en matière de normes de construction, de mécanismes d’incitation, de certifications de performance énergétique et d’exigences réglementaires.
Cette mise en perspective internationale permettra d’alimenter les réflexions sur les adaptations envisageables pour le contexte algérien.
Élaboration de recommandations, restitution et concertation nationale
Sur la base des enseignements tirés des deux premières phases, le projet passe à l’élaboration de recommandations pratiques pour la réforme du cadre réglementaire. Ces recommandations porteront notamment sur la proposition de mécanismes de marché, d’incitations financières et de stratégies de développement du secteur de l’efficacité énergétique.
L’issue de ce travail analytique proposera l’élaboration d’une feuille de route d’exécution, concrète et applicable.
Le projet se conclut par l’organisation d’ateliers de travail réunissant les différents acteurs nationaux concernés. Ces sessions participatives auront pour vocation de présenter les résultats obtenus, d’en débattre collectivement et d’explorer les voies de leur mise en œuvre effective.
Cette démarche vise à garantir que les réformes proposées soient intégrées au niveau institutionnel de manière durable et consensuelle.
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Des retombées attendues sur le moyen et long terme
À terme, ce projet devrait contribuer de manière significative à la réduction de la consommation énergétique au sein des bâtiments algériens, en instaurant un cadre réglementaire unifié et efficace.
Ce référentiel commun devrait permettre de faire émerger un véritable marché de l’efficacité énergétique et d’encourager l’investissement dans la construction durable, deux leviers essentiels pour accompagner la transition énergétique du pays.
Par ailleurs, le projet est également censé contribuer à l’accélération de la mise en œuvre du Programme national d’efficacité énergétique 2025-2035, un document stratégique qui place l’efficacité énergétique au cœur des priorités nationales pour les dix prochaines années.
En renforçant la capacité de l’Algérie à faire face aux défis climatiques et à réduire sa dépendance aux énergies conventionnelles, cette coopération technique algéro-allemande s’inscrit résolument dans une vision de développement durable et de souveraineté énergétique à long terme.
