Dans le cadre du renforcement de la sécurité routière et de la transparence, les centres de contrôle technique automobile sont désormais soumis à des règles beaucoup plus strictes. Une nouvelle directive impose le respect de toutes les étapes de l’inspection, avec un accent particulier sur l’enregistrement du kilométrage réel des véhicules.
Les services de contrôle technique automobile ont décidé de renforcer les contrôles sur les procédures d’audit liées aux inspections des véhicules.
L’objectif phare : garantir l’authenticité des données collectées, notamment celles du compteur kilométrique. Cette rigueur renouvelée s’inscrit en droite ligne avec les efforts nationaux visant à améliorer la précision des données utilisées dans l’élaboration des rapports sur les émissions de gaz à effet de serre (GES).
À cet effet, une directive stricte a été adressée par l’Établissement National du Contrôle Technique Automobile (ENACTA) aux propriétaires d’agences de contrôle et aux contrôleurs agréés.
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Celle-ci stipule l’obligation absolue de se conformer rigoureusement aux procédures d’inspection et de consigner scrupuleusement la distance réelle parcourue (en kilomètres) sur les procès-verbaux officiels.
Une mesure au service de la gouvernance climatique
À titre d’exemple, la directive n° 548, émise par la Direction générale de l’ENACTA le 15 juin 2026, souligne que le suivi périodique de l’activité des centres a révélé des lacunes et un manque de régularité dans l’enregistrement du kilométrage des véhicules.
Un rappel à l’ordre jugé nécessaire pour appliquer la politique nationale de gouvernance climatique (en accord avec les engagements de la COP 21).
L’enjeu est de taille : affiner l’inventaire national des émissions de GES, en particulier celles issues du parc de transport routier, dont le calcul repose essentiellement sur les distances parcourues par les véhicules.
L’ENACTA a d’ailleurs averti que le respect de ces consignes fera l’objet d’un suivi périodique et rigoureux par les services compétents.
Cette offensive coïncide avec l’entrée en vigueur des amendements du nouveau Code de la route. Ce texte législatif insiste sur le renforcement du contrôle technique et le relèvement des normes de sécurité routière.
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Il somme les centres de contrôle de respecter scrupuleusement toutes les étapes de l’examen prévues par la loi, interdisant toute complaisance ou saisie de données non conformes à la réalité, les procès-verbaux de contrôle étant des documents officiels opposables.
Transparence du marché et protection des usagers
Au-delà de l’environnement, ces mesures visent à fiabiliser la base de données nationale du parc automobile. Des informations précises permettront aux autorités de mieux orienter les politiques de sécurité routière.
Autre enjeu majeur : la lutte contre les compteurs trafiqués. Cette fraude fausse les ventes d’occasion et complique le suivi de l’entretien. Enregistrer le kilométrage réel devient donc indispensable pour protéger les acheteurs.
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Pour faire respecter ces règles, les contrôles inopinés vont s’intensifier dans les centres agréés. Des sanctions fermes sont prévues contre les fraudeurs afin de garantir la fiabilité totale du système.

