Constantine – Les prix des viandes blanches en chute libre

Constantine – Les prix des viandes blanches en chute libre

Par A. E. A.

Constantine – Les prix des viandes blanches en chute libre

Les prix des viandes blanches, poulet et dinde, ont piqué du nez jeudi dernier au marché du centre-ville « Boumezzou », au grand bonheur des pères de familles et particulièrement des ménages à revenu modeste. En effet, ces deux derniers jours, le prix de l’escalope qui avait défié la chronique vers la fin du mois de ramadhan écoulé, atteignant les 900 dinars le kg et jusqu’à 950 dinars, a chuté de 30% et se négociait à 600 dinars le kg. Le prix du poulet a également dégringolé, même si ce n’est pas dans les mêmes proportions. Ainsi et après avoir atteint, aux environs de la fin du mois de carême, les 400 dinars le kg est tombé à 320 dinars. Bien évidemment de nombreux clients ne se sont pas privés pour en profiter. Certains de ces derniers avouent ne pas en avoir consommé durant quasiment tout le mois de ramadhan pour son niveau de prix, qui a été de 700 dinars avant de bondir à 950 dinars et plus. Le président de l’association des aviculteurs de la wilaya, M. Boukhris, questionné sur ce sujet sur cette chute libre, estime que ce n’est là qu’un début et les prix de ces viandes blanches sont susceptibles de baisser encore.

La raison est simple, dira-t-il, c’est que l’offre de poussins qui était limitée auparavant ne l’est plus maintenant et ce, en considération que les éleveurs qui attendaient que le poulet atteigne les 60 jours, avec un poids de 3 kg, ne le font plus et l’écoulent lorsqu’il atteint plus de 2 kg, ce qui se traduit par une plus grande offre sur les marchés.

Les éleveurs ne cherchent plus les 60 jours et les 3 kg, à cause de la chaleur qui tue les poulets s’ils attendent tout ce temps, explique-t-il. Et d’indiquer que plus fondamentalement c’est l’anarchie et la non organisation de la filière, qui est à l’origine de cette situation irrationnelle des prix, marqués par des montées « folles » et suivies par des chutes « libres ». Et de pointer du doigt le conseil interprofessionnel qui depuis cinq ans qu’il est en place n’a rien fait. La raison est simple, notera-t-il, les 90% des plus 600 aviculteurs dans le pays sont de petits éleveurs qui ne sont pas représentés dans ce conseil. Pourtant, ce sont les petits éleveurs qui sont la colonne vertébrale de la filière, qui sont en permanence dans les champs et en tout temps, conclura-t-il.