Connexion Internet perturbée : Vers la généralisation de la fibre optique

Connexion Internet perturbée : Vers la généralisation de la fibre optique

internet.JPGNombreux sont ceux qui connaissent les désagréments d’une mauvaise connexion à Internet, que ce soit à domicile ou bien – et c’est plus courant – dans un cybercafé du coin.

Alors chacun y va de son explication pour fustiger les services émetteurs de connexion Internet d’Algérie Télécom (AT). « En vérité, nous sommes confrontés à la vétusté des câbles », fait observer une source autorisée à Algérie Télécom. Elle ajoute : « quand la ligne est perturbée, cela signifie qu’elle est ou sera en dérangement. Donc cela va influer sur la qualité de l’Internet ». Cependant, il y a des gens qui font des installations supplémentaires de postes chez eux, fait remarquer notre interlocuteur. « Vu qu’ils y a plusieurs champs, cela crée un problème dans le câble, soit à l’intérieur du domicile du client, soit à l’extérieur», explique-t-il. Ceci pour le côté jardin.

Coté cour, les différents produits (Fawri, Easy, Anis, Athir-WiMax et Anis Plus) que propose Algérie Télécom à ses clients « divergent sur le plan tarifaire et sur le plan fonctionnalité ». A titre comparatif, il est évident que la récente formule «Anis Plus» est de loin la plus adaptée aux exigences du client. Une offre Internet « basée essentiellement sur les technologies de dernières générations, NGN (New Générations Network) ». Les débits proposés sont, en effet, de l’ordre de « 512 Kbs à 8 Méga pour les résidentiels et professions libérales et de 1 Méga à 20 Méga pour les PME/PMI ». Une stratégie d’Algérie Télécom pour réformer l’ancien réseau et aller sur la solution MSAN (Multi-Service Access Node). « Ce sont de petites centrales qui sont spécifiques à des régions bien déterminées, à une cité ou à un quartier », explique notre interlocuteur. Et d’enchaîner : « il n’y a pas beaucoup de sites pour le moment mais on est en train de les implanter au fur et à mesure ».

Bien sûr, on est loin de la généralisation de la fibre optique, celle-là même qui garantit une totale autonomie de connexion – du très haut débit – mais cette formule existe sur la solution FTTx (Fiber To The…) ou FTTH (Fiber To The Home). C’est le cas aux cités Mokhtar Zerhouni (Bananiers) et 1000 logements à Aïn Bénian choisies comme sites pilotes. « Les équipements vers les abonnés sont raccordés par une fibre optique », révèle-t-il. Et de souligner : « les abonnés bénéficient de l’Internet, télévision et téléphonie».

CYBERCAFÉS : ENTRE CONNEXION PARTICULIÈRE ET CONNEXION PROFESSIONNELLE, LE CŒUR BALANCE

Autres endroits, autres mœurs, la connexion dans les cybercafés connaît des fortunes diverses. C’est d’abord une connexion qui se fait toujours par câble. Du coup, de nombreuses défaillances techniques ont été soulevées par les gérants de cybers qui crient au manque de professionnalisme qui caractérise les opérations de rétablissement de la connexion. « Les agents d’Algérie Télécom prétextent des travaux et il faut souvent attendre le lendemain de la panne pour qu’ils daignent rétablir la connexion. Il n’y a pas de service de permanence », se désole Zoubir, gérant du cybercafé « Kettani », à Bab El Oued. Pour notre interlocuteur, rien ne vaut la connexion par satellite qui prévalait en 2003/2004. « Avant, quand on rencontrait un problème de connexion, on n’avait qu’à le régler à notre niveau », fait-il remarquer. Algérie Télécom reconnaît ces défaillances tout en les minimisant. « Cela arrive rarement maintenant. Nous avions, effectivement, connu des problèmes de maintenance mais nous sommes en train de faire des mises à jour, des passages de solutions à d’autres », déclare notre source. C’est, ensuite, la souscription de bon nombre de gérants à une connexion particulière aux lieux et place de la connexion professionnelle. Celle-ci, pour rappel, coûterait « 10 500 DA à 10 700 DA » pour 1 Méga professionnel et autour de « 21 000 DA » pour 2 Méga professionnel. « Ces gérants contournent la réglementation pour payer 2000 DA seulement le 1 Méga particulier qu’ils dispatchent sur 10 postes. Cela alourdit, de facto, la connexion », explique notre source. Il faut savoir que l’inscription d’un client pour la connexion ADSL se fait sur simple présentation d’une photocopie de la carte d’identité et d’une facture téléphonique. C’est à peine si on exige la griffe pour celui qui exerce une activité professionnelle.

C’est sans doute là la faille mais encore une fois Algérie Télécom s’en lave les mains se contentant d’affirmer qu’elle ne peut s’ingérer dans les affaires du client. « Normalement, le gérant du cyber se voit proposer une tarification spécifiée de telle sorte qu’il bénéficie d’une réduction pour favoriser son activité », fait observer notre source.

C’est, enfin, l’installation de jeux de réseau ici et là, dont le but inavoué est de gagner plus de sous sans presque rien d’investi, en contrepartie. Le procédé consiste à faire payer au joueur le tarif de connexion sans être connecté pour autant. « Le gérant se fiche des internautes qui viennent se connecter au milieu d’une clientèle privilégiée et fidèle aux jeux de réseaux », dira Zoubir. Du coup, le client ne reviendra plus dans ce cyber devenu par la force des habitudes un « Play » ou un « Flive » pour jeunes en quête de loisirs.

– Historique

– En 2005, l’opérateur historique Algérie Télécom (AT) a lancé le produit « Fawri » qui offre l’Internet à haut débit ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line). C’est le fruit d’un partenariat avec l’équimentier chinois Huawei Technologies. « Les agents des Actels sont formés aux techniques de vente par Huawei technologie ».

– En 2006, AT a lancé le produit « Easy », fruit d’un partenariat avec l’équipementier chinois ZTE. Une formule qui est censée « fournir des services haut débit ADSL à travers tout le territoire ».

– En 2007, AT a lancé le nouveau produit « Athir-WiMax », « un ensemble de normes techniques basées sur le standard de transmission radio 802.16 permettant la transmission de données IP haut débit par voie hertzienne ». C’est « une technologie conçue pour combler les lacunes de la connexion Internet à haut débit ».

– En 2007 toujours, AT a, en partenariat avec le français Alcatel Lucent, lancé « Anis » qui offre « l’Internet à haut débit dans sa nouvelle version ».

– En 2010, AT a lancé le produit Anis Plus, une offre Internet à haut débit « basée essentiellement sur les technologies de dernières générations, NGN (New Générations Network) ». Les débits proposés sont de l’ordre de « 512 Kbs à 8 Méga pour les résidentiels et professions libérales et de 1 Méga à 20 Méga pour les PME/PMI ».