Congrès constitutifs des partis politiques, Une nouvelle liste attendue demain

Congrès constitutifs des partis politiques, Une nouvelle liste attendue demain
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Le ministère de l’Intérieur continue à délivrer des autorisations aux nouveaux partis politiques pour tenir leurs congrès constitutifs. Après une liste de dix partis, rendue publique la semaine écoulée, le département de Daho Ould Kablia, compte annoncer demain une autre liste de nouvelles formations qui seront autorisées à organiser leurs congrès constitutifs.

C’est ce qu’a annoncé hier le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, en marge d’une séance plénière consacrée à l’adoption du projet de loi sur la wilaya. Cependant, il n’a pas précisé le nombre de partis qui seront tolérés à tenir leurs congrès. «Comme je l’avais déclaré la semaine dernière, il existe une liste de partis dont les dossiers sont en cours d’examen et dont les noms seront probablement communiqués mercredi prochain», a-t-il indiqué. Le ministre a souligné que certains dossiers ont été finalisés alors que d’autres ne le sont pas encore, ajoutant que «tous les Algériens désireux de créer des partis peuvent déposer leurs dossiers». Dans un premier temps, le ministère de l’Intérieur a établi une liste de dix partis. Le Front du changement (FC) a obtenu également, avant-hier, l’autorisation du ministère de l’Intérieur pour tenir son congrès constitutif, après avoir accepté de changer son appellation. Le ministère de l’Intérieur avait refusé une première fois d’accorder au parti de l’ancien cadre du MSP l’autorisation de tenir son congrès constitutif en raison de son appellation: le Front du changement national (FCN). Le FLN avait contesté officiellement cette appellation. Le ministre a précisé que les partis autorisés à tenir leur congrès ne seront pas forcément tous agréés. La décision de leur délivrer ou non l’agrément sera prise au cas par cas après la tenue de ces congrès. Lors d’une intervention en plénière, Ould Kablia a exhorté les partis politiques à «s’assurer de l’intégrité et de la compétence de leurs candidats». À noter que plusieurs partis politiques ont déjà procédé à la tenue de leurs congrès constitutifs, alors que d’autres attendent le feu vert de l’administration. Le Parti pour la liberté et la justice (PLJ) de Mohamed Saïd est le premier parti à tenir son congrès. Mohamed Saïd a été désigné à la tête du parti pendant un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Le Front pour la justice et le développement (FJD), de Abdellah Djaballah, tiendra, quant à lui, son congrès le

5 février prochain à Alger. S’agissant de l’agrément du parti de l’ancien chef du gouvernement, Sid Ahmed Ghozali, le ministre de l’Intérieur a eu cette réponse : «Il a du temps à perdre!» Ould Kablia a invité, encore une fois, Si Ahmed Ghozali, à déposer de nouveau sa demande d’agrément.

Le nombre de sièges à l’APN sera augmenté

Le gouvernement se prononcera sur une augmentation du nombre de sièges à l’Assemblée populaire nationale (APN) avant la convocation du corps électoral en prévision des prochaines législatives, a indiqué le ministre de l’Intérieur. «Le gouvernement va se prononcer sur cette question (augmentation du nombre de sièges à l’APN) probablement avant la convocation du corps électoral», a déclaré Ould Kablia. Actuellement, l’APN compte 389 sièges, un nombre appelé à être revu à la hausse pour se mettre en adéquation avec le nombre d’électeurs. Le nombre de nouveaux électeurs en Algérie est de près de quatre millions, avait annoncé Ould Kablia le 30 décembre dernier. Un chiffre qui avait suscité la polémique, puisque le ministre n’a pas expliqué quand et comment le compte a été fait. Le nombre de sièges à l’APN devra ainsi augmenter dans une proportion entre 50 et 60 sièges, suivant le paramètre d’un siège pour 80 000 habitants. Evoquant le rôle de la commission nationale de supervision des élections, composée exclusivement de magistrats, il a indiqué

qu’«un règlement intérieur de cette commission était en cours d’examen au niveau du ministère de la Justice». A une autre question sur la demande formulée par un juge d’instruction français aux autorités algériennes concernant la mise en place d’une commission rogatoire pour enquêter dans l’affaire de l’assassinat des moines de Tibhirine (Médéa) en 1996, le ministre a souligné qu’il existe des lois internationales en la matière et que le ministère de la Justice était dûment habilité pour examiner cette demande.

Par Salim Naït Mouloud