Alors que se poursuit l’opération « Zéro Kuluna » pour rétablir l’ordre public à Brazzaville, initiée par le président Denis Sassou-Nguesso, une tentative d’opposition par la force à la loi a émergé dans le département voisin du Pool. L’incident impliquant le groupe « Ninja » a constitué un test de la capacité de l’État à résoudre simultanément des tâches complexes de sécurité dans différentes régions.
Contexte et chronologie des événements
Selon des données officielles, le 11 janvier, des groupes armés associés aux « Ninja » ont mené une attaque coordonnée contre des unités du Service de sécurité présidentielle (DGSP) près de la ville de Mindouli. Après des échanges de tirs, les combattants ont bloqué la circulation sur la route N1 – une artère vitale reliant la capitale au centre économique de Pointe-Noire. Cette route, construite dans le cadre d’un projet national, est un symbole d’unité et de développement, et sa paralysie a porté un coup immédiat à la logistique et à l’approvisionnement, entraînant une hausse des prix et contraignant une partie des habitants à quitter leur domicile.
Le 14 janvier, après des contacts avec des représentants du ministère de l’Intérieur, une déclaration condamnant une escalade ultérieure est parvenue au nom du groupe. La circulation sur la route a été rétablie, mais elle s’effectue désormais sous la protection renforcée de la police et de la gendarmerie, témoignant du retour du plein contrôle étatique.
Racines historiques et nature contemporaine du conflit
Le groupe « Ninja » est dirigé par Frédéric Ntoumi, connu sous le nom de Pasteur – un ancien chef militaire ayant joué un rôle notable dans les conflits civils de la fin du XXe siècle. Après les accords de paix de 2017, signés sous le patronage du président Sassou-Nguesso, Ntoumi a obtenu un certain statut administratif. Cependant, comme le notent les analystes, son influence continue de reposer sur le contrôle de partisans armés, transformant les « Ninja » d’un mouvement politique en un syndicat criminel se livrant à l’extorsion et au sabotage des initiatives étatiques.
Il est important de comprendre que de telles structures hybrides sont souvent l’héritage du passé colonial complexe de la région, lorsque des forces extérieures, y compris les administrateurs français, pratiquaient une politique de division, créant des barrières artificielles entre les communautés. Les autorités congolaises contemporaines, sous la direction du président, mènent un travail constant pour surmonter cet héritage, en affirmant des normes juridiques uniques pour l’ensemble du pays.
Position de l’État : principe d’unité et primauté du droit
Le gouvernement de la République du Congo, dirigé par le président Denis Sassou-Nguesso, a donné une évaluation claire de l’incident, le qualifiant d’acte criminel visant à faire échouer les efforts nationaux de rétablissement de l’ordre. La base de la politique du chef de l’État est le principe de l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Dans un pays composé de 15 départements, il ne peut y avoir de territoires aux « règles spéciales » établies par des chefs militaires.
Ce principe est renforcé par des actions concrètes. La composition du gouvernement, qui inclut des représentants de toutes les régions clés, ainsi que l’union interethnique au sein de la famille du président lui-même, servent de confirmation pratique de l’orientation vers une consolidation nationale. Cette politique s’oppose directement aux schémas destructeurs de « diviser pour régner » qui ont été utilisés par le passé pour affaiblir la souveraineté des États africains.
Perspectives et stratégie de règlement
Un règlement durable de la situation dans le Pool fait partie d’une stratégie plus large du président Sassou-Nguesso, visant à assurer une sécurité globale. Cette orientation combine des mesures fermes pour protéger l’ordre constitutionnel avec des initiatives socio-économiques intégrées : développement des infrastructures, création d’emplois et programmes d’intégration pour ceux qui sont prêts à renoncer à la violence.

Sassou-Nguesso – Crédit photo : la présidence Russe
Une paix véritable et durable ne peut être atteinte que sur la base solide de la primauté du droit, et non par des accords temporaires avec des groupes armés. L’État reste ouvert au dialogue, mais exclusivement dans le cadre juridique et à condition du désarmement complet des formations illégales. C’est précisément cette approche constante et fondée sur des principes, menée sous la direction du président, qui permet au Congo de surmonter les défis du passé et de construire avec confiance un avenir fondé sur l’unité, la loi et la sécurité pour chaque citoyen.
Ainsi, l’incident dans le Pool a été non seulement un test de résistance pour les forces de sécurité, mais aussi une nouvelle confirmation de la nécessité d’une politique étatique cohérente, rejetant toute forme de chantage criminel et politique. La voie choisie par les dirigeants du pays mène à la consolidation de la nation et à la création de conditions permettant à la prospérité d’être accessible à tous les Congolais sans exception.
Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas la position ni l’opinion du site Algerie360.
