Une conférence scientifique déclinant une approche scientifique sur la stratégie nationale des énergies fossiles et renouvelables à l’horizon 2030 a été organisée hier à la salle des conférences du Mouflon d’or à Ben Aknoun à l’initiative du parti du FLN en collaboration avec l’UGTA, en présence des experts, des chercheurs et des personnalités de la société civile.
Trois conférences se sont succédé traitant des thèmes en rapport avec le modèle de consommation énergétique, l’énergie renouvelable et alternative, notamment le potentiel solaire tout en proposant des projets qui peuvent s’inscrire dans le cadre des exigences du développement durable et d’une économie indépendante des recettes pétrolières.
Dans son intervention, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, a abordé la politique énergétique dans ses rapports à la souveraineté de la décision politique et de l’indépendance de l’économie du marché des matières premières, mettant l’accent sur les risques de la dépendance du financement de l’économie des seules recettes des hydrocarbures. Belkhadem plaide en faveur de la politique du développement des ressources humaines et des connaissances scientifiques pour aider à l’intégration industrielle basée sur le transfert des nouvelles technologies et une expertise nationale afin de bâtir une économie hors hydrocarbures solide garantissant la sécurité du pays et la souveraineté de la décision politique et l’indépendance économique des fluctuations des marchés extérieurs.
Lors de cette conférence, axée autour du gaz, des énergies fossiles et renouvelables à l’horizon 2030, le secrétaire général du FLN a appelé à consacrer une plus grande part des recettes des hydrocarbures pour soutenir la recherche scientifique et acquérir la maîtrise des technologies des énergies renouvelables, évoquant le potentiel solaire qui a un moindre coût tout en préservant l’environnement et en faisant face aux impacts des prix du marché mondial des matières premières. Il a également parlé de maîtrise du nucléaire tout en posant des balises sécuritaires et avertissant contre les risques de faire de notre pays un laboratoire d’expériences.
Houria Akram
