Concours de recrutements des enseignants,Le Snte rejette les derniers résultats

Concours de recrutements des enseignants,Le Snte rejette les derniers résultats
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La rentrée scolaire de cette année, prévue dans moins de deux semaines, s’annonce très chaude

«Les résultats sont falsifiés à 100% avec preuves», indique Abdelkrim Boudjnah.

Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (Snte) a dénoncé, hier les résultats du dernier concours organisé par le ministère récemment, et ce, afin d’ouvrir 16.000 postes budgétaires. C’est ce qu’a affirmé, hier, le secrétaire général de ce syndicat, Abdelkrim Boudjnah. «Les résultats sont falsifiés à 100%»,

a-t-il affirmé au forum du quotidien Al Wassat.

A cette occasion, M. Boudjnah a affirmé détenir des preuves concrètes justifiants ses propos.

Et d’ajouter que «cette situation est due à l’absence de contrôle, les différents syndicats n’ayant pas été inclus dans l’étude des dossiers des candidats».

Le fait remarquable cette année est que la plupart des candidats retenus sont des diplômés des deux dernières années, soit en 2011 ou 2012.

Le conférencier a appelé à l’intervention immédiate du ministère de l’éducation nationale afin de mettre fin à ces manipulations dangereuses qui menacent l’avenir des futures générations, et surtout de ne pas se contenter d’envoyer des commissions d’investigation qui ont prouvé pour la énième fois leur échec.

Il a qualifié la situation du secteur de «catastrophique tant qu’en Algérie tout ce qui compte est «qui on connaît et non pas ce qu’on connaît». Pour lui, le vrai problème est l’absence de suivi.

A ce propos, il a cité plusieurs cas de dépassements dans le recrutement des enseignants dans tous les paliers de l’Education.

De même, il a évoqué des questions qui préoccupent les travailleurs du secteur au niveau national. A cet effet, la rentrée scolaire de cette année, prévue dans moins de deux semaines, s’annonce très chaude.

Elle connaîtra un mouvement de protestation dès le premier jour. D’ailleurs, les adjoints de l’éducation ont annoncé une grève générale à partir de dimanche prochain.

M.Boudjnah a considéré ce fait comme étant une situation ordinaire tant qu’il existe environ sept différents syndicats de l’Education. Ces derniers se battent pour le nouveau statut depuis longtemps sans arriver à une solution définitive. Le plus grand souci concerne le système de classification qui ignore dans sa globalité l’ancienneté des travailleurs.

«Dans ce cas, un enseignant qui a travaillé plus de 25 ans est classé à la même échelle que son élève diplômé récemment, si ce n’est mieux», a ajouté le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’éducation. Certes, ces travailleurs ont le droit de réclamer leurs droits légitimes.

Cependant, ils se focalisent beaucoup plus sur leurs intérêts personnels, faisant fi des aspects pédagogiques, comme la surcharge des classes et des programmes.