Le commerce extérieur algérien confirme son accélération en ce début d’année, porté par une diversification qui porte enfin ses fruits . Avec une hausse de 16 % des exportations au premier trimestre 2026, le pays consolide sa stratégie de diversification économique et multiplie les percées sur les marchés internationaux, de l’Afrique à l’Amérique latine.
Le signal est au vert pour l’économie nationale. Selon Houari Abdellatif, Directeur central de la promotion des exportations au ministère du Commerce extérieur, la balance commerciale poursuit son redressement. Les chiffres du premier trimestre de l’année en cours révèlent une progression de 16 % par rapport à la même période en 2025.
Pour les autorités publiques, cette performance n’est plus un simple rebond conjoncturel, mais le résultat d’une politique de fond. « Ce développement reflète l’efficacité de l’accompagnement des exportateurs et la réactivité de l’administration face à leurs préoccupations », a souligné le responsable lors de son intervention ce dimanche sur les ondes de la Chaîne 1.
L’exportation hors hydrocarbures : Une priorité nationale
L’accent a été mis sur le fait que la supervision de cette opération par le ministre du Commerce porte un message de soutien clair aux exportateurs : l’exportation représente une priorité économique nationale et non une simple activité conjoncturelle. Il s’agit d’une trajectoire stratégique continue visant à conquérir les marchés internationaux.
Il a également été souligné que l’État s’efforce de rassurer les opérateurs économiques, en particulier les nouveaux venus, en les accompagnant et en partageant les risques avec eux. L’objectif est de les encourager à se tourner vers les marchés africains, qui sont géographiquement les plus proches et les moins coûteux en termes de transport.
Concernant la nature des exportations, Abdelatif a précisé qu’elles incluent :
- Filières industrielles classiques : Matériaux de construction, céramique et ciment.
- Produits agroalimentaires : Fruits et légumes, qui font l’objet d’une demande mondiale croissante.
Cette dynamique a coïncidé avec la première opération d’exportation de pièces de rechange automobiles (systèmes de freinage) depuis la wilaya de Tizi Ouzou vers la Tunisie et la Libye. Cette opération concrétise des contrats signés lors de la Foire du commerce intra-africain, tenue en Algérie en septembre dernier.
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En parallèle, cette même wilaya a commencé à exporter des cargaisons de porcelaine et de céramique vers le Canada. Cela témoigne de la qualité du produit algérien et de sa conformité aux normes internationales, malgré la concurrence acharnée sur les marchés étrangers.
Marché africain : La stratégie de l’Algérie pour booster ses exportations
Malgré cette expansion mondiale, l’Afrique demeure la priorité absolue. « Le marché africain constitue notre profondeur stratégique », rappelle le responsable, insistant sur l’avantage de la proximité géographique et la réduction des coûts logistiques.
L’État algérien joue ici un rôle de partenaire actif : « L’État s’efforce de rassurer les opérateurs, particulièrement les nouveaux exportateurs, en partageant les risques et en soutenant les coûts de transport via le Fonds spécial de promotion des exportations (FSPE). »
Économie algérienne 2026 : La fin de la dépendance aux hydrocarbures ?
Briques, ciment, produits agroalimentaires, fruits et légumes : la palette des produits exportés se diversifie. Cette mutation profonde confirme que l’exportation hors hydrocarbures est devenue une priorité nationale stratégique.
En réduisant sa dépendance vis-à-vis des revenus pétroliers et en multipliant ses sources de devises, l’Algérie affiche son ambition de bâtir une économie souveraine, compétitive et durablement installée dans la « zone verte » de la croissance mondiale.
