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Comment parvenir à récupère l’argent transféré illégalement à l’étranger ?

Le rapatriement des biens illégalement transférés à l’étranger, est tout à fait possible selon des experts, mais reste toujours une démarche « extrêmement difficile », selon d’autres.

Lachemi Belhocine, avocat des affaires et président du collectif mondial des compétences algériennes Algériens sans frontières, rapporté par le quotidien El Watan, indique qu’il « suffit d’avoir une volonté politique pour enclencher la démarche judiciaire en matière pénale ».

« C’est juste une absence de volonté politique. L’Algérie a des conventions avec l’UE », explique le collectif.

Sur la capacité de l’actuel gouvernement de récupérer l’argent, Belhocine le confirme, en s’appuyant sur le fait que le chef de l’Etat est « est entouré de bons juristes ».

Sur une question à propos des biens transférés à l’étranger, Lachemi Belhocine estime qu’ «Entre la Suisse et L’Espagne, nous estimons le montant à 400 millions de dollars».

Pour d’autres experts, et la délégation de l’Union européenne à Alger, cette démarche est très difficile et dextrement complexe.

En effet, selon l’UE citée par El Watan, la complexité de cette démarche réside dans le fait que « les Etats n’ont certainement pas la mainmise pour prélever, au niveau de la caisse, sur les comptes des personnes et transférer l’argent », évoquant le cas de la Tunisie qui n’a pas pu concrétiser le plan de rapatriement après la chute de l’ancien régime.

En outre, l’UE souligne que « la capacité opérationnelle de pouvoir saisir un compte, à pouvoir faire obtenir un rapatriement de celui qui était clairement identifié requiert de grands moyens, une expérience, une formation et une spécialisation », indique la même source.