Commémoration du 25e anniversaire de leur disparition: Hommage à Ahmed et Rabah Asselah à Alger

jeudi 7 mars 2019 à 14:50
Source de l'article : Liberte-algerie.com

Dans la journée du 5 mars, proches, amis, les élèves, anciens étudiants et sympathisants du beau se sont unis dans l’élan d’une pieuse pensée pour le père et le fils Asselah.

Vingt-cinq ans déjà ! Jour pour jour depuis l’instant fatal du 5 mars 1994, où étaient tombés dans les rets de l’hydre intégriste le directeur de l’École supérieure des beaux-arts d’Alger Ahmed Asselah et son fils Rabah qui ont irrigué de leur sang les allées fleuries de l’institution du beau qu’Ahmed dirigeait au boulevard Krim-Belkacem au Télemly. Et c’est en devoir de mémoire afin que nul n’oublie, qu’il y a eu avant-hier une cérémonie de recueillement au lieu même de la tragédie qui a obscurci l’arc-en-ciel de l’Algérie qui avance. Donc, en plus de leurs proches, il y a eu également les amis, les élèves, d’anciens étudiants et sympathisants du beau qui s’étaient unis dans l’élan d’une pieuse pensée pour le père et le fils Asselah.

“En ce jour de déférence inscrite au morbide bloc éphéméride et eu égard au souvenir d’Ahmed et Rabah Asselah, notre pensée va aussi à toutes celles et ceux qui sont tombés sous les balles assassines de la horde terroriste, dont Tahar Djaout, Matoub Lounès, Mahfoud Boucebci, Djilali Belkhenchir, Mohamed Liabès, Saïd Mekbel, Hasni Chakroun dit cheb Hasni, Abdelkader Alloula, Azzedine Medjoubi et la liste est encore longue d’autres anonymes qui ont souffert de la décennie noire. D’où la nécessité d’avoir une pensée majeure pour l’ensemble de nos chers disparus”, a déclaré le professeur Hocine Asselah. Décodé, le message se veut aussi “ce souffle au vent de liberté qui secoue actuellement les consciences et fait rêver notre jeunesse”.

D’où qu’il est requis d’endiguer le danger d’une banalisation qui guette non seulement la journée du 5 mars mais aussi d’autres dates commémoratives de la disparition des militants de la démocratie. Alors, pour qu’elle ne soit plus une date isolée, “il y a une réelle nécessité de prévoir à l’avenir une cérémonie qui soit grandiose, voire majeure, mais qui soit en même temps à la dimension d’un mémorial élevé à la grandeur de l’ensemble de nos chers disparus durant les années de braise”, a ajouté notre interlocuteur. Gageons que l’appel sera entendu par les pouvoirs publics, d’autant que le sujet est d’actualité, à l’heure où le vent de la liberté souffle sur les pages de notre livre d’histoire où s’insèrent aussi les victimes de la décennie noire.

À noter l’intermède musical pour flûtes, violons et piano interprété à la mémoire d’Ahmed et Rabah Asselah par une troupe de l’institut supérieur de musique Mohamed-Fawzi. Outre cela, l’après-midi du 5 mars a été aussi l’idéale adéquation pour récompenser les chérubins-lauréats du concours de dessins d’enfants organisé par la fondation culturelle Asselah Ahmed et Rabah et l’École supérieure des beaux-arts d’Alger. “C’est le premier concours au titre de l’année en cours, où 173 œuvres ont été réceptionnées. Nous avons attribué trois prix d’excellence et douze prix d’encouragement.

Notre attention va à l’éducation de l’enfant par le biais du dessin, de la lecture et de la musique”, a conclu le professeur Asselah Hocine, qui a fait sienne la citation de Pablo Ruiz Picasso (1881-1973) : “J’ai mis toute ma vie à apprendre à savoir dessiner comme un enfant.” Reposez en paix Ahmed et Rabah Asselah, la relève pour le flambeau du beau est là !

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