Clôture du 4e festival international du film arabe d’Oran : L’Ahaggar d’Or décerné au film "Les palmiers blessés", une coproduction algéro-tunisienne

vendredi 24 décembre 2010 à 22:06
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film_555709660.jpgLes prix d’interprétation à deux comédiens algériens.

Le rideau est tombé, jeudi dernier, à Oran sur le 4e Festival international du film arabe avec la remise de prix et distinctions à des films que deux jury présidés, pour les longs métrages, par le romancier algérien Rachid Boudjedra et les courts métrages par le cinéaste et producteur tunisien Brahim Letaïf. Le premier prix, le fameux Ahaggar d’Or, qui récompense le meilleur film a été décerné à Les palmiers blessés du réalisateur tunisien Abdelatif Ben Ammar.

Ce film est une co-production algéro-tunisienne. Projeté mercredi dernier, il a été longuement ovationné par le public touché par l’histoire d’une tunisienne qui découvre fortuitement un pan de l’histoire de son pays et le drame d’une Algérienne qui fuit le terrorisme. Le scénario est tunisien, la trame algéro-tunisienne, les acteurs comme la musique et la production sont Algériens.

Cette cérémonie de remise des prix, qui commence à prendre ses marques et à s’inscrire dans une tradition qui respecte le genre, s’est déroulée en début de soirée de jeudi dernier au cinéma Le Maghreb en présence de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, de l’ensemble de la cheville ouvrière du festival à commencer par son commissaire, Mustapha Orif, qui a succédé à Hamraoui Habib Chawki, actuel ambassadeur d’Algérie à Bucarest et des festivaliers. Dans la catégorie des courts métrages, le jury a, également, attribué l’Ahaggar d’Or a deux films : l’un tunisien et l’autre algérien confirmant par-là le renouveau du cinéma maghrébin à qui Le Festival international du film arabe d’Oran (FIFAO) offre une plate-forme valorisante selon l’appréciation du réalisateur tunisien Ibrahim Letaïef qui estime qu’ « Oran, se situe dans une position géostratégique au Maghreb. Elle a tous les atouts : la langue, l’histoire et la culture communes pour produire des films de haute qualité ». Ainsi, Savon propre, du réalisateur Malik Amara (Tunisie) et Garagouz du réalisateur Abdennour Zahzah (Algérie) se sont vus décernés cette prestigieuse distinction tandis que, toujours dans le court métrage , Kandardji du réalisateur Ahd Kamel (Arabie saoudite) a décroché le prix du jury. A noter que le film Garagouz vient tout juste de décrocher le prix spécial du jury du 7e Festival international du film de Dubai un court-métrage de 24 minutes dont la trame raconte l’histoire de deux marionnettiste (un père et son fils) qui sillonnent l’Algérie. Produit cette année, il compte trois distinctions décrochées dans divers festivals. L’Algérie a, aussi, inscrit à son actif deux autres distinctions : le prix de la meilleure interprétation masculine et féminine au film Es-saha (La place) réalisé par Dahmane Ouzid. Le prix spécial du jury a été attribué au réalisateur Oday Rachid Othmane (Irak), le prix du meilleur réalisateur est allé à Bahij Hojeij (Liban) ,le meilleur scénario au film Les oubliés de l’histoire réalisé par Hassan Benjelloun (Maroc).

Treize longs métrages et 21 courts métrages étaient en compétition officielle durant une semaine marquée, par ailleurs, par la tenue de deux conférences à la cinémathèque d’Oran sur la critique cinématographique dans le monde arabe et sur la musique de film. Un hommage appuyé a été rendu à feu Larbi Zekkal, décédé en septembre dernier, à Chafia Boudraâ et à la doyenne des comédiennes du Koweït, Hayet El Fahd, pour l’ensemble de leur carrière et apport au 7e art.

Ce festival a aussi été une occasion d’annoncer des projets de films ou des offres de rôles à l’instar du premier tour de manivelle pour l’Andalou du réalisateur algérien Mohamed Chouikh à partir de février 2011 au niveau de différentes villes du pays, (Alger, Tlemcen, Oran, Ténès et Mostaganem), Ce film traitera de la chute de Grenade et l’arrivée des Andalous en Algérie. Il sera produit par Mina Bachir Chouikh. Une occasion pour nous de rappeler que si l’élément féminin est omniprésent dans le 7e art, il n’investit qu’épisodiquement la production cinématographique selon la productrice-réalisatrice, Nadia Cherabi, qui a participé à la co-production du film algéro-tunisien Les palmiers blessés. Quant à Amel Bouchoucha, la comédienne algérienne qui a campé le rôle principal du feuilleton télévisé Dhakiret el jassed (Mémoire du corps), elle souhaiterait faire revivre, à l’écran, les femmes algériennes qui ont marqué, à travers les époques, l’histoire du pays… Avis aux réalisateurs et aux scénaristes qui ont,certainement, eu vent du jugement peu complaisant du président du jury longs métrages sur la qualité actuelle des scénarii dans le monde arabe.

Il faudrait, peut-être, ouvrir davantage l’industrie du 7e art aux jeunes comme cela se fait partout a suggéré le producteur émirati Abdallah Hassan Ahmed. Terminons, enfin, en rappelant que cette 4e édition a mis à l’honneur le cinéma des pays du Golfe avec trois longs métrages Dar el haï des Emirats arabes unis, Bess ya bahr du Koweït, et Hikaya bahrayniya de Bahreïn ainsi que neuf courts métrages, une sélection rendue possible grâce à la collaboration du festival du cinéma d’Abu Dhabi.

M. Koursi

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