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Classement QS 2027 : L’Algérie en tête du monde arabe avec 50 universités classées

Classement QS 2027 : L’Algérie en tête du monde arabe avec 50 universités classées
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Première place à l’échelle arabe, première place au Maghreb : le classement QS des universités arabes, dans son édition 2027, consacre l’enseignement supérieur algérien. Cinquante établissements nationaux y figurent désormais, un total annoncé ce vendredi par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Aucun autre pays de la région ne place autant d’institutions dans ce palmarès de référence.

Cinquante universités algériennes apparaissent dans la nouvelle édition du palmarès régional, alors qu’elles étaient quarante-six douze mois plus tôt.

Quatre institutions supplémentaires rejoignent donc la liste, une progression qui suffit à placer le pays en tête, devant l’ensemble de ses voisins maghrébins et des États arabes.

Ce critère du nombre d’établissements retenus n’a rien d’anecdotique. Pour intégrer un tel référentiel, chaque institution doit transmettre des données vérifiables sur sa production scientifique, son encadrement pédagogique et sa réputation auprès des employeurs.

Multiplier les entrées signifie donc que la base académique s’élargit, et pas seulement que quelques locomotives tirent le secteur.

Le résultat s’inscrit dans une série. En octobre dernier, le palmarès britannique Times Higher Education retenait déjà trente et un établissements nationaux, un record qui avait valu au pays la première position maghrébine.

La trajectoire relevée par les 31 établissements algériens classés au palmarès THE 2027 trouve ainsi un prolongement direct dans les chiffres dévoilés cette semaine.

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Annaba prend la tête du palmarès national

Au sein du contingent algérien, c’est l’université d’Annaba qui s’adjuge la première marche nationale, selon le ministère. L’établissement de l’Est du pays devient donc la vitrine de cette édition régionale, position qui lui confère une visibilité accrue auprès des partenaires académiques étrangers.

La hiérarchie interne du classement QS bouge d’une année sur l’autre, au gré des indicateurs retenus. Les notations tiennent compte du rayonnement des publications, du taux d’encadrement, de la part d’enseignants et d’étudiants internationaux, ou encore des réseaux de recherche tissés hors des frontières.

D’autres pôles s’étaient illustrés récemment sur la scène mondiale. Sidi Bel Abbès avait notamment intégré le top 1000 du référentiel américain US News, une percée des universités algériennes jusqu’à Oxford accompagnée de l’ouverture d’une chaire au Royaume-Uni.

Une dynamique portée par la recherche scientifique

Ces performances collectives s’appuient sur une production scientifique en hausse. L’édition 2026 du palmarès Stanford-Elsevier avait retenu quarante-cinq chercheurs nationaux parmi les deux pour cent les plus cités de la planète sur l’ensemble d’une carrière, contre trente-huit auparavant. Sur l’indicateur annuel, le contingent dépassait la centaine de noms.

La reconnaissance accordée aux chercheurs algériens figurant parmi les plus influents au monde nourrit mécaniquement les scores des établissements d’origine. Les citations, les cosignatures internationales et la visibilité des laboratoires pèsent en effet lourd dans les méthodologies employées par QS comme par ses concurrents.

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Le ministère capitalise sur les réformes engagées

Depuis plusieurs rentrées, le département dirigé par Kamel Baddari met en avant une feuille de route centrée sur la numérisation, l’entrepreneuriat étudiant et l’ouverture internationale. Les orientations retenues pour la rentrée universitaire misant sur l’intelligence artificielle prévoyaient notamment des parcours personnalisés pour chaque inscrit.

La recherche scientifique occupe une place centrale dans ce dispositif, avec l’objectif affiché de transformer les travaux académiques en valeur économique. Brevets, start-up issues des laboratoires et partenariats avec le tissu industriel figurent parmi les leviers régulièrement cités par la tutelle.

Reste la question du saut qualitatif. Être nombreux dans un classement ne garantit pas d’occuper les premiers rangs mondiaux, et le défi des prochaines éditions consistera à faire progresser les positions individuelles autant que le volume d’établissements retenus. Le ministère, lui, voit dans ce premier rang arabe la validation des choix opérés ces dernières années.

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Wissam

Wissam Abid - Journaliste – Nation, société et faits divers

Wissam Abid est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360. Elle couvre principalement l'actualité nationale, les sujets de société et les faits divers qui marquent le quotidien des Algériens.

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