Classement des pays par revenu : quelle place occupe l’Algérie en Afrique ?

Classement des pays par revenu : quelle place occupe l’Algérie en Afrique ?
Classement des pays

L’Algérie conserve son statut de pays à revenu intermédiaire supérieur (« Upper middle income ») dans la mise à jour 2026-2027 de la classification des niveaux de revenu publiée par la Banque mondiale. Le pays figure ainsi parmi les huit États africains appartenant à cette catégorie, qui regroupe les économies dont le revenu national brut (RNB) par habitant, calculé selon la méthode Atlas, est compris entre 4 636 et 14 375 dollars par an.

Actualisée chaque année au 1er juillet, cette classification constitue une référence internationale permettant de comparer les économies selon leur niveau de revenu. Elle est notamment utilisée par la Banque mondiale pour orienter certaines politiques de financement et d’assistance technique, mais aussi comme indicateur de référence par de nombreuses institutions internationales.

Selon la Banque mondiale, les nouveaux seuils applicables à l’exercice 2026-2027 tiennent compte de l’évolution de l’inflation mondiale et des ajustements apportés à la méthode Atlas, utilisée pour lisser les fluctuations des taux de change et offrir une mesure plus stable du revenu national brut par habitant.

L’Algérie devant le Maroc, la Tunisie et l’Égypte

Dans la région nord-africaine, l’Algérie fait partie des pays classés dans la catégorie des revenus intermédiaires supérieurs, aux côtés de la Libye.

En revanche, le Maroc, la Tunisie et l’Égypte demeurent classés parmi les pays à revenu intermédiaire inférieur (« Lower middle income »), selon la classification officielle publiée par la Banque mondiale.

Les données économiques de l’institution indiquent que le RNB par habitant de l’Algérie s’établit autour de 6 051 dollars, un niveau largement supérieur au seuil minimal de 4 636 dollars fixé pour intégrer la catégorie des revenus intermédiaires supérieurs.

À l’échelle du continent africain, seuls huit pays figurent dans cette catégorie, ce qui place l’Algérie parmi les économies africaines affichant les niveaux de revenu par habitant les plus élevés selon les critères retenus par la Banque mondiale.

Une classification fondée sur le revenu national brut

La Banque mondiale rappelle que cette classification ne repose pas sur le produit intérieur brut (PIB), mais sur le revenu national brut par habitant, calculé selon la méthode Atlas.

Le RNB prend en compte la richesse produite par les résidents d’un pays, y compris les revenus perçus à l’étranger, tandis que la méthode Atlas permet d’atténuer les effets des variations de change et de l’inflation afin d’obtenir une comparaison plus fiable entre les différentes économies.

Les pays sont répartis en quatre catégories :

  • les pays à faible revenu ;
  • les pays à revenu intermédiaire inférieur ;
  • les pays à revenu intermédiaire supérieur ;
  • les pays à revenu élevé.

Pour l’exercice 2026-2027, les économies dont le RNB par habitant est compris entre 4 636 et 14 375 dollars sont classées dans la catégorie des revenus intermédiaires supérieurs.

Un indicateur économique, mais pas un classement du niveau de vie

La Banque mondiale souligne que cette classification ne mesure ni le niveau de développement humain, ni le pouvoir d’achat des ménages, ni la qualité de vie. Elle constitue avant tout un outil statistique destiné à comparer les pays sur la base d’un indicateur unique : le revenu national brut par habitant.

Autrement dit, appartenir à la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur ne signifie pas que tous les habitants disposent d’un niveau de vie élevé. De nombreux autres facteurs, tels que les inégalités, le coût de la vie, l’emploi ou encore l’accès aux services publics, influencent les conditions de vie réelles des populations.

En maintenant son classement dans cette catégorie pour l’exercice 2026-2027, l’Algérie confirme néanmoins sa position parmi les principales économies africaines en termes de revenu par habitant, tout en se situant devant plusieurs pays de la région, notamment le Maroc, la Tunisie et l’Égypte, selon les données officielles de la Banque mondiale.