Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité routière et la préservation du réseau routier, la Gendarmerie nationale a scellé un accord stratégique avec le ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base.
Ce partenariat vise à doter les unités de gendarmerie de stations mobiles de pesage, un dispositif clé pour le contrôle et la constatation des infractions liées au surpoids des véhicules de transport de marchandises.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du général Mohamed Chibani, directeur des unités constituées de la Gendarmerie nationale, et d’Ismaïl Rabhi, directeur général des infrastructures de base au ministère.
Dans un premier temps, plusieurs wilayas pilotes ont officiellement reçu leurs décisions d’affectation pour ces équipements mobiles, à savoir Biskra, Bouira, M’Sila, Bordj Bou Arreridj et Naâma. Les autorités ont précisé que cette opération sera progressivement généralisée à l’ensemble des autres wilayas du pays.
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En marge de cet accord, le ministère des Travaux publics et la Gendarmerie nationale ont co-organisé une journée d’étude et de sensibilisation à l’École supérieure de management des travaux publics de Sidi Abdellah.
Cette rencontre a été l’occasion d’alerter sur les dangers majeurs de la surcharge des véhicules lourds, tant pour la sécurité des usagers que pour la dégradation prématurée des routes.
Des démonstrations techniques ont également été dispensées aux forces de l’ordre pour détailler le fonctionnement de ces nouvelles balances mobiles, désormais mises à la disposition des groupements territoriaux de la Gendarmerie nationale pour renforcer les contrôles routiers.

Gendarmerie nationale
Un gouffre financier : 30% du budget du secteur alloué à la maintenance
En marge de cet accord, une journée d’étude et de sensibilisation s’est tenue à l’École supérieure de management des travaux publics de Sidi Abdellah, réunissant des représentants des ministères de la Défense nationale, de l’Intérieur, des Transports et de la Justice.
À cette occasion, le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences dramatiques de la surcharge des poids lourds.
Cette pratique, a-t-il rappelé, s’inscrit en violation directe des dispositions du nouveau code de la route, conçu pour renforcer la sécurité routière, sauver des vies et protéger les infrastructures de l’État.
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Le ministre a révélé des chiffres éloquents : l’Algérie dispose d’un réseau routier de 147 220 kilomètres, fruit d’investissements colossaux.
Or, le phénomène de surcharge réduit drastiquement la durée de vie des routes et des ponts. Pour y faire face, le secteur est contraint de consacrer chaque année près de 30% de son budget à la maintenance, ce qui permet de réhabiliter environ 2 000 kilomètres par an, sans compter les enveloppes massives dédiées à l’entretien de l’autoroute Est-Ouest via l’Algérienne des Autoroutes (ADA).
Pour endiguer ce fléau, le ministre a détaillé une série de mesures fermes :
- Normes strictes : Prise en compte de la charge à l’essieu légale fixée à 13 tonnes dès la conception des routes.
- Surveillance accrue : Multiplication des contrôles grâce au déploiement combiné de stations de pesage fixes et mobiles.
- Évolution juridique : Durcissement du cadre réglementaire régissant le transport de marchandises.
Saluant la signature de la convention avec la Gendarmerie nationale — qu’il qualifie de « pas concret » vers une efficacité accrue sur le terrain —, le premier responsable du secteur a insisté sur l’importance d’une coordination intersectorielle et a lancé un appel pressant aux professionnels du transport pour le strict respect des charges légales. « La préservation des vies humaines et des infrastructures publiques est une responsabilité collective », a-t-il conclu.
