De nouveaux CHU à l’étude dans trois wilayas

Trois wilayas de l’Est algérien figurent désormais sur la carte des futurs grands établissements de soins. Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Mohamed Tarek Belaribi, a indiqué que les études relatives à la construction de trois centres hospitalo-universitaires venaient d’être engagées. Sétif, Annaba et Béjaïa accueilleront ces structures, inscrites au programme d’équipements publics de l’exercice 2027.
Cette annonce a été faite devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale, où le ministre défendait l’enveloppe sectorielle de son département. L’examen s’inscrit dans le cadre des travaux parlementaires consacrés au projet de loi de finances pour 2027, dont les grands axes ont été arrêtés par l’exécutif.
Trois CHU à Sétif, Annaba et Béjaïa au programme 2027
Les trois futurs hôpitaux universitaires entrent dans leur phase préparatoire. Aucune enveloppe financière précise n’a été communiquée à ce stade par le ministre. L’objectif affiché reste le renforcement du maillage sanitaire national et l’amélioration de la qualité des prestations hospitalières sur l’ensemble du territoire.
Le choix de ces trois wilayas n’a rien d’anodin. Sétif, Annaba et Béjaïa concentrent des bassins de population importants et disposent déjà de facultés de médecine actives. Un CHU combine en effet soins, formation universitaire et recherche clinique, ce qui suppose un environnement académique structuré.
Ces projets relèvent du budget d’équipement géré par le département de l’Habitat. Chargé de la maîtrise d’ouvrage des grandes infrastructures publiques. La santé figure ainsi parmi les postes de dépense mis en avant pour l’année à venir.
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La santé publique confirmée comme priorité gouvernementale
L’annonce de Belaribi prolonge une orientation défendue depuis plusieurs mois au sommet de l’État. En octobre dernier, le gouvernement avait consacré une partie de ses travaux aux moyens de doter le pays de grands complexes hospitaliers répondant aux standards internationaux, sans dévoiler alors les sites concernés.
La trajectoire est la même du côté de la lutte contre le cancer. Le ministère de la Santé avait fait savoir au printemps 2026 que trois établissements dédiés à l’oncologie pédiatrique verraient le jour à Alger, Tlemcen et Annaba. Dans le sillage d’instructions présidentielles réclamant un centre anticancer par wilaya à l’horizon 2035.
Rapprocher les soins lourds des populations constitue le fil conducteur de ces décisions. Les transferts de patients vers Alger pèsent lourdement sur les familles. Multiplier les pôles régionaux vise précisément à alléger cette contrainte.
Des chantiers encore loin de la première pierre
Rappelons qu’une étude de faisabilité ne vaut pas démarrage des travaux. Entre les relevés techniques, la sélection des terrains, les appels d’offres et la désignation des entreprises, plusieurs années séparent généralement l’annonce de la livraison d’un hôpital universitaire.
Pour l’heure, le ministre n’a d’ailleurs livré ni calendrier prévisionnel ni capacité d’accueil pour les trois sites retenus. Il faudra également préciser les spécialités médicales qui y seront développées. Les autorités arrêteront vraisemblablement ces paramètres une fois les études achevées.
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Reste que l’Algérie affiche une ambition claire en matière d’infrastructures de santé. Après les annonces successives sur l’oncologie et les complexes hospitaliers modernes, ces trois projets viennent alimenter un programme dont la concrétisation se jugera sur le terrain.






