Le journaliste sportif français, Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison pour apologie de terrorisme, renonce à son pourvoi en cassation pour ouvrir la voie à une éventuelle grâce du président Abdelmadjid Tebboune.
L’annonce a été faite en ce mardi 5 mai 2026 par sa mère, Sylvie Godard, sur l’antenne de FranceInter : « Nous avons pris une décision (…) que Christophe puisse retirer son pourvoi en cassation. Il s’en remet totalement à la clémence du président Tebboune. C’est un acte très fort, symbolique ».
Pour rappel, Le reporter français a été condamné en appel, début décembre dernier, à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Depuis, il est détenu à la prison d’El Kolea à l’ouest d’Alger.
Christophe Gleizes renonce à son pourvoi en cassation
Pour sa famille, ce choix est aussi expliqué par le contexte diplomatique actuel qui est, selon eux, « plus favorable » : « Si Christophe est en prison, c’est aussi en raison d’opposition et d’un climat d’hostilité entre nos deux pays« , explique son beau-père, Francis Godard.
« Je pense qu’on est en train de franchir une nouvelle étape, après en particulier la visite du ministre Nuñez » en Algérie » poursuit-il.
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, s’était rendu en Algérie à la mi-février dernier, où il avait rencontré le président algérien, Abdelmadjid Tebboune. Cette visite avait contribué à amorcer le dégel des relations bilatérales entre Paris et Alger.
Christophe [Gleizes] veut s’en remettre « totalement à la clémence du président Tebboune » annonce Sylvie Godard, mère du journaliste, incarcéré en Algérie depuis presque un an, au micro de @Ben_Duhamel pic.twitter.com/WM7N6Y4D3C
— France Inter (@franceinter) May 5, 2026
Une demande de grâce au président algérien
En décembre dernier, la mère de Christophe Gleizes a transmis une demande de grâce au président algérien Abdelmadjid Tebboune : « Je vous demande respectueusement de bien vouloir envisager de gracier Christophe, afin qu’il puisse retrouver sa liberté et sa famille« , écrit Sylvie Godard dans cette missive du 10 décembre, assurant faire appel à la « haute bienveillance » du président algérien.
« La confirmation de la condamnation à sept années de prison ferme a été pour Christophe, comme pour moi et ma famille, un choc immense », indique Sylvie Godard dans sa lettre au chef de l’État algérien, qu’elle dit écrire « avec gravité et une profonde émotion ».
Sa condamnation en première instance en juin 2025 avait été prononcée au pic d’une grave crise diplomatique entre la France et l’Algérie, marquée notamment par le retrait des deux ambassadeurs et l’expulsion réciproque de diplomates.
Mais les relations bilatérales avaient semblé en voie d’apaisement après l’octroi d’une grâce et la libération par Alger de l’écrivain Boualem Sansal, le 12 novembre.
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