Chine : Création prochaine d’un organe central anticorruption

mardi 16 janvier 2018 à 11:13
Source de l'article : Lemaghrebdz.com
Un organe central anticorruption fera prochainement son apparition en Chine. Sa création pour le mois de mars 2018 a été approuvée pendant la session annuelle du parlement mais les contours définitifs et les pouvoirs du nouvel organe seront déterminés cette semaine, du 11 au 13 janvier, pendant la session de la Commission centrale pour l’inspection disciplinaire du PC chinois qui assume pour l’instant le rôle de principal instrument de la campagne anticorruption dans le pays, écrit vendredi le quotidien Izvestia.
Dans l’ensemble, les experts soulignent la réussite du travail mené depuis plusieurs années pour éradiquer la corruption – considérée par les Chinois comme l’un des principaux problèmes du pays avec l’écologie, même s’ils reconnaissent que parfois cette lutte est sélective. Il existe aujourd’hui en Chine 47 organisations pour l’inspection au niveau public et des partis, qui sont des structures chargées d’enquêter sur les cas de corruption. Cette multitude de structures devrait prochainement céder la place à une Commission centrale de surveillance qui réunira sous son enseigne la commission pour l’inspection disciplinaire avec ses services de surveillance de parti, et les départements anticorruption du parquet chargés de telles affaires au niveau public.
La vaste campagne contre la corruption est devenue la carte de visite de la présidence de Xi Jinping, qui dirige la Chine depuis 2012. Tout a commencé par la lutte contre le luxe traditionnel des bonzes chinois. Sous le signe de l’abandon de la solennité et du formalisme, les hauts fonctionnaires devaient remplir une liste de huit critères et notamment réduire au minimum leurs voyages à l’étranger, réduire leur bureau de conseillers souvent en nombre exagéré et renoncer au blocage des routes pour laisser passer les cortèges. Depuis le début de la vaste campagne de lutte contre la corruption, plus d’un million de fonctionnaires ont été démis de leurs fonctions, sanctionnés ou emprisonnés pour corruption. Rien qu’en 2017, plus de 159.000 personnes ont été condamnées pour violation de la discipline du parti et corruption, a rapporté récemment l’agence de presse Xinhua. Le combat contre la corruption n’a pas seulement touché les fonctionnaires de bas niveau mais également les « tigres »: les hauts fonctionnaires du PC. En outre, les rangs de l’armée n’ont pas été épargnés: en cinq ans une centaine de généraux chinois ont été traduits en justice. La détermination avec laquelle Xi Jinping s’est attaqué à l’éradication de ce problème est soutenue par la population: plus de 93% des Chinois sont satisfaits par le travail anticorruption du parti en 2017, a annoncé l’agence Xinhua début janvier.
Mustapha S.

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