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Chantage aux photos intimes d’une femme : Un réparateur de téléphones condamné

Chantage aux photos intimes d’une femme : Un réparateur de téléphones condamné
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Dix-huit mois de prison ferme : telle est la sanction prononcée ce mercredi par le tribunal criminel de première instance de Dar El Beïda contre un réparateur de téléphones portables. Selon le média Ennahar, ce dernier avait transformé un simple réparation en instrument de chantage contre une jeune femme d’une vingtaine d’années. Le parquet s’était pourtant montré bien plus sévère dans ses réquisitions, réclamant une peine de douze années de réclusion.

Les qualifications retenues contre lui étaient lourdes : séquestration sans autorisation des autorités, atteinte à la vie privée, captation d’images à l’insu de leur propriétaire et extorsion. Le verdict clôt une affaire qui aura empoisonné pendant près d’un an le quotidien d’une famille algéroise.

Un téléphone confié en réparation, des photos intimes dérobées

C’est via un réseau social que le réparateur fait la connaissance d’une jeune femme. Une relation sentimentale s’installe. Quelques semaines plus tard, elle se déplace jusqu’à son locale, si dans la commune des Eucalyptus, et lui remet son smartphone, tombé en panne.

L’homme profite de cette occasion pour transférer des photos intimes de la jeune femme vers son propre appareil. Ces images deviendront, des mois plus tard, son principal moyen de pression.

Une famille contrainte de déménager face au harcèlement

La rupture intervient après plusieurs mois. L’homme sort alors son atout : il renvoie les photos à la jeune femme en menaçant de les diffuser publiquement. Puis il passe à l’acte, en les adressant d’abord au père, ensuite à d’autres membres de la famille. Les scènes se multiplient devant l’immeuble, sous le regard des voisins.

Le harcèlement devient insupportable. La famille finit par quitter les lieux et s’installer ailleurs. Peine perdue : le mis en cause parvient à identifier la nouvelle adresse et reprend ses visites.

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50 millions de centimes exigés contre un retrait de plainte

L’escalade ne s’arrête pas là. L’accusé se rend jusqu’au local professionnel du fiancé de la jeune femme et lui montre les photos compromettantes. Puis il formule sa demande au père : 50 millions de centimes en échange du retrait de la plainte déposée contre lui. Le père refuse catégoriquement.

Cette plainte avait été enregistrée auprès des services de police le 9 février 2025. Les enquêteurs vont alors mettre au point un stratagème avec la victime pour interpeller l’homme en flagrant délit. Les tribunaux algérois traitent régulièrement ce type de contentieux, notamment la condamnation d’un homme pour harcèlement d’une étudiante dans un bus universitaire.

Une arrestation orchestrée place Audin au cœur d’Alger

Le 13 novembre 2025, le piège se referme. Partis ensemble des Eucalyptus à bord d’un véhicule clandestin, les deux protagonistes rejoignent la rue Hassiba Ben Bouali, puis continuent à pied jusqu’à la rue Didouche Mourad et la rue Colonel Amirouche. La jeune femme choisit elle-même le restaurant où ils s’attablent.

À peine installée, elle reçoit un appel de son père qui insiste pour qu’elle le rejoigne dehors. L’accusé prend lui-même la communication. Devant l’insistance du parent, il accepte finalement de sortir avec elle. Les policiers l’attendaient à la sortie, près de la place Audin.

Des dénégations maintenues jusqu’à la barre du tribunal

Confronté aux éléments du dossier, le prévenu a admis la relation sentimentale. Pour le reste, il a contesté l’ensemble des accusations. Ni menaces de diffusion, ni tentative d’extorsion, selon sa version des faits.

Il a également affirmé n’avoir jamais rencontré le fiancé de la plaignante et nié s’être déplacé jusqu’à son commerce. Sa ligne de défense est restée constante : il aurait simplement réparé l’appareil avant de le restituer, sans jamais exploiter son contenu à des fins criminelles. Une version que la juridiction n’a pas suivie, même si la peine retenue reste très éloignée du réquisitoire.

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ZB

Zakaria Benhammadi

Zakaria Benhammadi - Journaliste senior – Sport, politique et justice

Zakaria Benhammadi est journaliste senior au sein d'Algerie360. Spécialisé dans l'actualité sportive, il couvre l'équipe nationale algérienne, la Ligue 1 et les joueurs algériens évoluant à l'étranger. Il traite également les grands dossiers politiques et judiciaires

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