Chaleur extrême : Ces 5 villes algériennes sont les plus chaudes de la planète ce vendredi 24 juillet

Chaleur extrême : Ces 5 villes algériennes sont les plus chaudes de la planète ce vendredi 24 juillet
Canicule Algérie

Le mercure atteint des sommets vertigineux en Algérie. Ce vendredi, le site spécialisé EldoradoWeather a classé cinq villes d’Algérie au sommet du palmarès mondial des températures les plus élevées de la planète, Biskra décrochant la première place.

Selon les dernières données publiées par le portail météorologique international, l’Algérie monopolise le sommet du classement des régions les plus suffocantes de la terre.

C’est la ville de Biskra, véritable porte du désert, qui domine ce palmarès mondial de la canicule avec une température accablante affichant 49,4 °C au thermomètre.

La vague de chaleur ne laisse aucun répit aux régions environnantes : Ouargla se hisse au deuxième rang mondial avec un pic enregistré à 49,1 °C, immédiatement suivie par El Oued, la ville aux mille coupoles, qui complète le podium international à la troisième place avec 48,9 °C.

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Le thermomètre continue de s’affoler plus au sud où Hassi Messaoud occupe la quatrième position du classement mondial avec 48,8 °C, tandis que Touggourt , le cœur du bassin pétrolier national, ferme ce groupe des cinq villes les plus chaudes de la planète en enregistrant 48,7 °C.

Cette concentration des températures les plus extrêmes du globe sur le territoire national témoigne de l’intensité exceptionnelle de la vague de chaleur qui frappe actuellement l’Algérie.

Dôme de chaleur : l’explication d’un phénomène météo extrême

Cette canicule historique s’explique par un phénomène météorologique redoutable : le « dôme de chaleur ». D’après l’Office national de la météorologie (ONM), une zone de haute pression installée sur l’Afrique du Nord piège les masses d’air brûlant en provenance du Sahara.

Agissant comme un couvercle hermétique, ce système empêche la chaleur de s’évacuer, bloque la formation de nuages et limite l’effet des brises marines.

Le phénomène s’est étendu aux wilayas du Nord et de l’intérieur  ainsi qu’au Grand Sud, propulsant le mercure jusqu’à 50 °C à l’ombre par endroits.

Une accalmie est toutefois attendue dès le début de la semaine prochaine, à la faveur d’une baisse de la pression atmosphérique permettant l’arrivée de vents de nord-ouest plus frais.

Combinées à des vents secs, ces températures extrêmes ont provoqué le départ de plus de 160 incendies à travers le pays.

Selon le ministre de l’Intérieur, ces feux ont touché plus de la moitié des communes dans certaines wilayas, causant la mort de six personnes et dévastant des milliers d’hectares de forêts et de terres agricoles. La forte demande énergétique a également entraîné des coupures d’électricité dans 16 wilayas.

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Si la majorité des foyers ont été maîtrisés grâce à la mobilisation de 18 appareils aériens d’extinction et au déploiement de la Protection civile et de l’Armée nationale populaire, la vigilance reste de mise.

Le gouvernement a assuré que l’évaluation des dégâts était en cours pour indemniser rapidement les sinistrés, tandis que des enquêtes judiciaires ont été ouvertes afin de déterminer l’origine de ces incendies, dont certains présentent un caractère criminel.