Cette station assure l’approvisionnement en eau de 6 wilayas : ce que révèle la visite du ministre

Le barrage de Beni Haroun, poumon hydraulique de l’Est algérien, était au cœur d’une visite ministérielle ce mercredi.
Lounas Bouzegza, ministre des Ressources en eau, a fait le déplacement dans la wilaya de Mila pour inspecter personnellement la station principale de pompage de cet ouvrage colossal. Accompagné des autorités locales, il a passé en revue le fonctionnement d’une infrastructure dont dépendent quotidiennement les habitants de six wilayas.
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Beni Haroun, un ouvrage névralgique pour six wilayas de l’Est
Érigé en véritable colonne vertébrale du réseau hydrique régional, le barrage de Beni Haroun assure l’approvisionnement en eau potable de six wilayas : Mila, Constantine, Oum El Bouaghi, Batna, Khenchela et Jijel. Autant dire que toute défaillance sur ce site se répercuterait immédiatement sur des millions de citoyens.
Lors de sa visite, le ministre a suivi un exposé technique complet sur les modes d’exploitation de la station. Les chiffres présentés sont éloquents : la capacité théorique de l’installation atteint 23 mètres cubes par seconde, pour un volume effectivement pompé d’environ un million de mètres cubes par jour.
Surtout, la retenue du barrage affiche un niveau de remplissage remarquable, avec 830 millions de mètres cubes stockés à ce jour. Un stock qui place cet ouvrage parmi les réservoirs les mieux garnis du pays, dans un contexte national où les 82 barrages algériens affichent un taux de remplissage moyen de 60 %.
Maintenance préventive : Bouzegza fixe le cap sans ambiguïté
Face aux cadres du secteur réunis sur place, le ministre n’a pas mâché ses mots. La préservation des équipements techniques de la station constitue, selon lui, une obligation non négociable. Lounas Bouzegza a réclamé un respect strict des programmes de maintenance préventive, mais aussi des interventions d’urgence immédiates dès l’apparition d’une panne.
L’enjeu est simple à formuler, mais redoutable à tenir : zéro interruption du service public de l’eau. Cette exigence s’inscrit dans une ligne directrice que le ministre défend sur l’ensemble du territoire. Lors de ses récentes tournées, il avait déjà alerté sur le fait que plus de 40 % de l’eau destinée à la consommation se perd en raison des fuites et des branchements illicites. À Beni Haroun, il s’agit d’éviter que le problème ne commence à la source même de la distribution.
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La visite s’est conclue sur une note de reconnaissance. Avant de quitter les lieux, Bouzegza a signé le livre d’or du barrage, geste symbolique fort dans le protocole des visites officielles. Il a tenu à féliciter publiquement les jeunes cadres et travailleurs algériens qui assurent, au quotidien, la gestion et la sécurité de cette infrastructure nationale majeure.








