Deux ans. C’est le temps qu’a eu Vladimir Petkovic pour convaincre, et pour Medhi Lacen, le verdict est sans appel. L’ancien milieu de terrain de la sélection nationale a lâché une charge sévère contre le sélectionneur national, le qualifiant publiquement de « coach défaillant ». Une sortie brutale, assumée, qui vient grossir les rangs d’une contestation de plus en plus audible autour du technicien bosnien.
« C’est un coach défaillant, c’est triste de le dire », a déclaré Lacen sur un plateau d’une chaine de télévision, sans chercher à adoucir le propos. Derrière cette formule, une frustration précise : après vingt-quatre mois passés à la tête de l’équipe nationale, le sélectionneur n’aurait toujours pas imprimé la moindre philosophie de jeu reconnaissable. « Je ne vois pas encore un plan de jeu de la sélection nationale, je ne sais pas quelle est l’idée de jeu », a-t-il poursuivi. « Je ne sais pas quelle est la direction prise, et c’est ce qui me dérange. »
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Lacen pointe l’absence d’un projet de jeu cohérent sous Petkovic
Ce qui frappe dans la sortie de Lacen, c’est moins la virulence du ton que la précision du grief. Il ne s’agit pas d’un coup de sang après une défaite. L’ancien international ne remet pas en cause les résultats ponctuels des Verts. Ce qu’il dénonce, c’est le vide tactique : une équipe nationale qui avance sans boussole, sans schéma identifiable, sans fil conducteur d’un match à l’autre.
Il faut dire que l’ex-pensionnaire de Deportivo Alaves n’est pas une voix isolée. Juste après le match face à la Jordanie, Islam Slimani a taclé le technicien bosniaque. « Cela fait deux ans qu’il est là, mais on ne voit aucune identité de jeu claire », avait lâché le meilleur buteur de l’histoire des Verts sur le plateau de beIN Sports, dénonçant également des erreurs répétées dans les compositions de départ.
Petkovic face à un contexte de plus en plus tendu
Le sélectionneur bosnien traverse une période délicate. Éliminé de la CAN 2025 en quart de finale face au Nigeria dans des circonstances arbitrales très contestées, Petkovic avait confié au président de la FAF, Walid Sadi, n’avoir jamais vécu un arbitrage aussi partial en carrière. Un épisode douloureux qui avait fragilisé son image, malgré la qualification initiale obtenue lors de la phase de groupes.
Depuis, le technicien a tenté de renouveler son effectif en mars 2026, intégrant plusieurs nouveaux visages. Un signal de volonté de rebond. Mais pour Lacen et ses pairs, changer les hommes ne suffit pas si la méthode reste floue.
La pression monte. Et les voix critiques, loin de se taire après chaque victoire, semblent désormais s’organiser autour d’un même constat : deux ans, c’est assez long pour exiger des réponses claires sur le terrain.
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