Ces 10 autres extraditions éclipsées par celle d’Ould Kaddour

Ces 10 autres extraditions éclipsées par celle d’Ould Kaddour

Mercredi dernier, les Émirats arabes unis ont procédé à l’extradition de l’ancien PDG de la Sonatrach Abdelmoumen Ould Kadour. L’information a vite fait le tour des médias, notamment avec la diffusion des images de son arrivée à l’aéroport. Pourtant, il n’était pas le seul à bord de l’avion en provenance d’Abu Dhabi.

En effet, l’information de l’extradition de l’ancien patron de la Sonatrach a occulté l’extradition, du même pays et via le même vol, d’une dizaine d’autres personnes recherchées par la justice algérienne pour diverses affaires de corruption et de trafic de drogue …

L’ensemble des fugitifs ayant accompagné Ould Kadour faisaient également objet de mandats d’arrêt internationaux lancés contre eux par la justice algérienne. Certains d’entre eux étaient même condamnés par la justice et recherchés pendant des années.

Selon des sources bien au fait, citées ce samedi par le quotidien Le Soir d’Algérie, il s’agit de personnes recherchées, dont certains ont été condamnés par la justice algérienne pour relevant de tribunaux criminels.

Parmi les extradés dans le même vol et de la même provenance, l’on trouve des individus impliqués dans des affaires « de drogue ou des transferts illégaux de sommes en devise », précise-t-on encore.

Une extradition qui a caché certaines, mais qui a rappelé les autres

Si l’extradition d’Ould Kadour a carrément éclipsé celle de dix autres fugitifs, cela a par contre rappelé qu’une liste d’autres anciens hauts responsables de l’État est encore dans l’attente d’une même mesure. Il s’agit, en premier lieu des deux anciens ministres de l’ère Bouteflika, Chakib Khelil et Abdeslam Bouchouareb.

Rappelant que ce dernier avait été condamné par contumace à 20 ans de réclusion criminelle dans le cadre de plusieurs affaires. Il avait été condamné pour octroi d’indus avantages dans les marchés publics, violation de la loi, dilapidation de deniers publics, abus de fonction et corruption.

Dans la foulée, l’on cite également le cas du fils de l’ancien secrétaire général du FLN et ancien ministre de la Solidarité nationale Wafi Ould Abbès dont le père (Djamel Ould Abbès) purge actuellement une peine de 8 ans de prison ferme pour mauvaise gestion.

Wafi Ould Abbès avait été arrêté en juin dernier par des agents d’Interpol au Venezuela. Rappelant qu’il avait été condamné à vingt ans de prison, par défaut, dans l’affaire de la vente des places à la députation durant les législatives de 2017.