Centre de recherche de criminologie et criminalistique Une Algéro-Américaine pour “doper” ,les investigations de la gendarmerie

Centre de recherche de criminologie et criminalistique Une Algéro-Américaine pour “doper” ,les investigations de la gendarmerie

4_200_150.jpgSa mission en Algérie consiste en la mise aux normes internationales du Centre de recherche de la GN.

Impressionnée ! C’est l’impression de la directrice du laboratoire américain de police scientifique de West Virginia, Soraya McClung, sur le Centre de recherche en criminologie et criminalistique de la Gendarmerie nationale où elle est chargée de la formation dans le cadre du programme Icitap. Sur le plan matériel, le centre de la GN dispose “des équipements parmi les meilleurs au monde”, a-t-elle déclaré, lors d’une rencontre à Alger. Accompagnée de l’attaché de police et conseiller technique à l’ambassade US, M. Bennett, l’experte algéro-américaine n’a pas cassé sa surprise devant les cadres de la GN. “Leur appétit de savoir, leur côté réceptif et leur vivacité d’esprit”, a-t-elle dit. Elle a été particulièrement impressionnée par le service informatique où les gendarmes sont à la pointe. Sa mission en Algérie qu’elle retrouve avec un grand plaisir — je me sens en famille, confie-t-elle — consiste en la mise aux normes internationales du Centre de recherche de la GN. En plus de la certification ISO 17025, elle est également auditrice et donne des formations en matière d’assurance qualité. Fière de travailler dans cet environnement et de “retrouver par la même occasion sa terre natale”, l’experte inscrit son action dans le cadre de la coopération et d’échanges des expériences quoique “le centre de la GN est neuf”. Après la certification, elle aura à faire un enseignement sur cette norme avant de passer à l’audit horizontal afin que les cadres de la GN puissent eux-mêmes faire l’audit interne et le management. Elle a souhaité, par ailleurs, travailler avec la Police scientifique de la DGSN. Même si cela ressemble à la série américaine NCIS, le niveau de collaboration de l’experte originaire d’Annaba s’arrête à l’aspect scientifique et pratique. Qu’il ne sort pas du labo même si les résultats profitent, bien entendu, aux enquêteurs sur le terrain. De son côté, M. Bennett a mis l’accent sur l’importance de ces échanges d’idées et d’expériences, “cette mission de sécurité pour garder les deux pays, l’Algérie et les États-Unis, sécurisés”.

Les États-Unis ont signé le même traité d’assistance judiciaire avec cinq autres pays, mais “dans chaque pays, il y a un niveau de bureaucratie et de protocole”, dit-il, précisant qu’au début, “on passe beaucoup plus de temps à parler de nos différences. Mais quand on se met au travail en commun, les obstacles disparaissent”.

Dans le cadre de la coopération et de l’Icitap, les États-Unis forment et impliquent les services de sécurité algériens, police et gendarmerie, et ils entendent étendre cette coopération à la lumière de l’évolution de la situation sécuritaire dans la région et des mutations du crime organisé et transfrontalier.

Il a estimé, par ailleurs, que les deux pays sont passés par la même expérience en matière de lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Son pays soutient l’Algérie pour faire de la région une zone sécurisée, ce qui, de son avis, se répercutera positivement sur la sécurité des États-Unis. Les deux pays ont accompli un travail extraordinaire, surtout en matière d’échanges d’informations entre les services de sécurité. Et ce programme, a-t-il indiqué, renforcera la collaboration entre ces services de sécurité. Les USA soutiennent politiquement et techniquement l’Algérie dans ce domaine, a-t-il réaffirmé.

Djilali B.