Ce que disent les experts sur le nouveau montant autorisé sans déclaration douanière

Dans un entretien accordé au journal « El khabar », l’expert judiciaire en opérations financières et bancaires, Nabil Djemaâ, s’est exprimé sur l’abaissement de la somme en devise soumise à la déclaration douanière de 5.000 euros à 1.000 euros, adapté au nouveau projet de loi de finances complémentaire 2020 (LFC 2020).

 

Nabil Djemaa, a déclaré que la réduction de la somme en devises autorisé lors de ses déplacements depuis et vers l’Algérie ainsi que l’obligation aux voyageurs de déclarer aux services des douanes toute somme égale ou dépassant les 1 000 euros, va engendrer des « répercussions néfastes » sur l’économie nationale, car selon l’économiste  » Cette condition risque de ralentir et contraindre l’entrée des capitaux étrangers pour investir en Algérie. D’autant plus que ces derniers représentent les principaux facteurs liés à l’investissement étranger « .

En revanche, Nabil Djemaa, estime que  » la nouvelle procédure permettra de réduire progressivement la contrebande et la fuite des devises, en particulier vers l’Espagne, la Turquie, Dubaï ou encore d’autres pays ». Toutefois, l’expert regrette l’absence de moyens efficaces de contrôle et de transparence, et déclare que ce dispositif ne stoppera par définitivement la mafia de la contrebande des devises,  » Cette mafia aura tendance à s’orienter vers la corruption administrative, et ce en versant des pots-de-vin aux frontaliers qui permettraient aux voyageurs de faire passer la somme en devises souhaitée », ajoute-t-il.

Pour conclure, Nabil Djemaa a lancé un appel au gouvernement Algérien, en proposant de créez des bureaux de change tout en atténuant les restrictions qui leurs sont imposés, cette manœuvre selon lui, est la meilleure solution qui mettra fin à la contrebande et la fuite des devises, ceci permettra également d’éliminer le marché noir et de stabiliser les prix de la devise et les taux de change.

 

Rédaction d’Algérie360