En pleine maraude dans le centre de Paris, des bénévoles de l’association Li’llah auraient été la cible d’une violente agression. L’organisation, engagée auprès des sans-abri, a déposé plainte pour des violences physiques et des insultes à caractère raciste et islamophobe. Un policier hors service, initialement placé en garde à vue dans le cadre de cette affaire, a été libéré pour permettre la suite des investigations criminelles.
Plusieurs bénévoles de l’association ont été victimes, le mercredi 24 juin dernier, d’une agression à caractère raciste et islamophobe, alors qu’ils distribuaient des aides aux personnes démunies.
Sur une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux et republiée par l’association, on aperçoit des jeunes hommes munis d’un objet ayant l’allure d’une barre de fer dont ils se servent pour menacer et agresser un groupe de personnes tout en criant « dégagez ».
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Des accusations de violences et d’insultes racistes
Selon la plainte déposée par l’association, les bénévoles auraient été pris à partie depuis la fenêtre d’un immeuble. Un homme leur aurait lancé qu’ils n’avaient rien à faire sur place. Le ton s’est ensuite rapidement monté. Par ailleurs, plusieurs personnes seraient descendues dans la rue et auraient indiqué être policiers, avant que confrontation ne dégénère.
Par ailleurs, le parquet de Paris a confirmé vendredi l’implication de policiers hors service dans cette confrontation : « La police a été requise pour une altercation impasse Saint-Eustache, dans le Ier arrondissement, opposant un groupe de policiers hors service, et des membres de l’association Li’llah (…) Ces policiers, membres d’une association chrétienne, étaient réunis à l’occasion d’une soirée dans l’appartement de leur aumônier ».
Dans sa plainte, Li’llah décrit un climat particulièrement violent. Elle affirme que ses bénévoles ont reçu « plusieurs coups ». L’association rapporte également qu’une de ses bénévoles a vu son voile arraché, sur fond d’insultes racistes et islamophobes. D’ailleurs, l’une des phrases dénoncées par Li’llah est d’une extrême gravité : « Cassez-vous les bougnoules ! ».
Hier soir, alors que des bénévoles de l’association caritative @li_llah_ effectuaient une maraude pour aider les personnes démunies, comme ils le font toute l’année… ils ont subi une agression RACISTE et ISLAMOPHOBE.
Des femmes voilées ont été agressées, leur voile arraché sous… pic.twitter.com/4gvYIJRkvg
— Ilan Gabet (@Ilangabet) June 25, 2026
Un policier placé en garde à vue puis libéré
Interpellé après les faits, un policier hors service a été remis en liberté. Les enquêteurs exploitent désormais les vidéos des réseaux sociaux et poursuivent le recueil des témoignages. L’enquête préliminaire doit encore reconstituer le déroulé exact de la scène et vérifier les accusations portées par l’association Li’llah afin de définir les responsabilités pénales.
L’agression présumée a directement impacté la santé des bénévoles de Li’llah. Pris en charge à l’hôpital, trois membres de l’équipe présentent des ecchymoses et des blessures visibles au cou ainsi qu’aux genoux, justifiant l’octroi d’arrêts de travail.
Au-delà du fait divers, l’association dénonce un acte ciblé. Outre le traumatisme psychologique subi par plusieurs de ses membres, Li’llah refuse de voir cet incident réduit à une simple altercation. Pour l’organisation, ses bénévoles ont été délibérément visés en raison de leur engagement auprès des sans-abri, le tout sur fond de dérapages racistes et islamophobes.
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