Alors que des messages de vigilance circulaient dans certaines communes de la wilaya, la Direction de la Santé et de la Population (DSP) de Tizi Ouzou a publié un communiqué officiel pour faire le point sur la situation épidémiologique. Si des cas sont confirmés, les autorités affirment que la situation est maîtrisée.
D’après les informations communiquées par les autorités sanitaires, l’apparition de cas sporadiques de leptospirose dans la région de Tizi Ouzou constitue un phénomène récurrent observé chaque année.
Pour cette période, une trentaine de cas ont été diagnostiqués au total à travers la wilaya et ont bénéficié d’une prise en charge médicale au sein du CHU Nedir ainsi qu’à l’hôpital d’Azazga.
La Direction de la Santé et de la Population précise que l’ensemble de ces patients a présenté une bonne évolution clinique, leur permettant ainsi de regagner leur domicile.
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La Direction de la Santé et de la Population précise que la leptospirose est une zoonose, une pathologie dont la transmission s’effectue de l’animal à l’homme, principalement par l’intermédiaire des rongeurs. Contrairement à d’autres maladies infectieuses, il s’agit d’une affection non contagieuse, ce qui signifie qu’elle ne se transmet pas d’un être humain à un autre.
Cas de « leptospirose » : Appel à la vigilance pour les métiers « à risque »
Bien que la situation ne soit pas jugée préoccupante par les services de santé, un appel spécifique est lancé aux travailleurs les plus exposés. La protection individuelle est la clé pour éviter tout nouveau diagnostic.
Les professions concernées :
- Les éleveurs.
- Les agents d’assainissement.
- Tout métier impliquant un contact manuel avec des milieux souillés (eaux stagnantes, boues, égouts).
Afin de limiter tout risque de contamination, les autorités sanitaires insistent sur l’observation rigoureuse de mesures barrières lors de toute activité en milieu à risque.
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Il est ainsi fortement préconisé de porter des équipements de protection individuelle appropriés, tels que des gants et des bottes, pour instaurer une barrière physique efficace contre les bactéries présentes dans l’environnement.
Ces précautions sont essentielles pour éviter tout contact cutané direct avec des milieux potentiellement souillés, comme les eaux stagnantes ou les sols humides, où le pathogène peut survivre.
La DSP insiste sur le fait que la situation « n’est nullement préoccupante » et qu’elle demeure sous une surveillance épidémiologique étroite. L’essentiel de la prévention repose désormais sur la protection des travailleurs en contact avec les milieux à risques et la lutte contre la prolifération des rongeurs.

