CAN-2025 : comment l’Algérie compte “booster” sa candidature ?

CAN-2025 : comment l’Algérie compte “booster” sa candidature ?

L’Algérie sera candidate à la Coupe d’Afrique des Nations de 2025. Avec les nouveaux stades que va réceptionner notre pays, tous les moyens seront réunis pour accueillir le grand évènement continentale de football.

La nouvelle était tombée il y a environ deux semaines. La confédération africaine de football a décidé de retirer à la Guinée l’organisation de la CAN-2025. La raison est simple, les travaux de construction des différentes infrastructures accusent un retard considérable.

Dans la foulée, l’Algérie a décidé de se porter candidate pour remplacer la Guinée et abriter ainsi la CAN-2025. « Il est temps que l’Algérie organise des événements d’envergure. On va présenter un bon dossier pour organiser la Coupe d’Afrique des Nations CAN 2025. On va prouver que l’Algérie est capable de le faire. La délégation d’inspection de la CAF s’est montrée satisfaite des installations sportives en vue du CHAN 2023 que l’Algérie va abriter en janvier prochain. On défendra notre dossier de candidature jusqu’au bout ». A déclaré le ministre de la jeunesse et des sports, Abderrazak Sebgag, à la presse avant le début de la cérémonie du tirage au sort du CHAN 2023 le 1er octobre dernier.

Certes, l’Algérie aura en face de sérieux concurrents puisque plusieurs pays africains vont se porter candidats pour abriter l’évènement continental. On cite notamment le Maroc, le Sénégal ou encore l’Afrique du Sud. Mais notre pays va s’appuyer sur trois points importants pour bien renforcer sa candidature.

1-Réussir le CHAN-2023

Comme tout le monde le sait, le championnat d’Afrique des Nations se déroulera en Algérie entre janvier et février 2023. Trois sites vont accueillir l’évènement continental, en l’occurrence Alger, Oran, Constantine et Annaba.

Ainsi, réussir le CHAN-2023 sera la meilleure façon pour prouver que l’Algérie est aussi capable d’abriter un grand évènement footballistique comme la CAN. C’est la raison pour laquelle l’état algérien insiste pour que ledit tournoi des sélections africaines locales soit une totale réussite. Il ne compte, d’ailleurs, pas lésiner sur tous les moyens, tout comme ce fut le cas en Jeux Méditerranées Oran-2022.

2-En 2025, l’Algérie aura 2 nouveaux stades

L’Algérie s’apprête à réceptionner de nouveaux stades, notamment en 2023. Alors que le stade de Baraki est déjà opérationnel, ceux de Douéra et de Tizi-Ouzou devraient être réceptionnés en 2023.

En plus du stade d’Oran (Miloud Hadefi), notre pays va donc disposer de pas moins quatre “joyaux” aux normes mondiales. Sans oublier ceux de Constantine (Hamlaoui) et Annaba (19 mai 1956) qui ont été rénovés et sont désormais dotés d’une pelouse de très haute qualité.

De nouvelles infrastructures qui seront sans doute un atout majeur pour que le dossier de candidature de l’Algérie soit accepté pour la CAF.

3- 35 ans après…

« Cela fait très longtemps que l’Algérie n’a pas abrité la CAN (depuis 1990, ndlr). Il existe des infrastructures de classe mondiale. L’Algérie a une histoire avec le football, dont toute l’Afrique est fière ». A affirmé le président de la CAF, Patrice Motsepe, lors d’une conférence de presse animée à Alger, l’occasion du tirage au sort du CHAN-2023.

D’ici 2025, l’Algérie aura bouclé 35 ans depuis qu’elle a abrité la première et dernière CAN de son histoire. On s’attend donc à ce que cela soit prit en considération par la première instance du football continental pour donner à notre pays l’honneur d’accueillir la 35e édition de la CAN.

Le sud Algérien marginalisé ?

Dans le cas où l’Algérie aura l’honneur d’accueillir la CAN-2025, les hautes instances du sport dans notre pays devraient opter pour cinq ou six sites. Il s’agirait d’Oran, Alger, Tizi-Ouzou, Constantine et Annaba. Cinq villes qui sont dotés des plus grands stades du pays mais aussi des différentes infrastructures, en ce qui concerne notamment les établissements hôteliers.

Certes, l’état algérien souhaiterait construire un stade aux normes mondiales dans une ville algérienne du Sud. Mais faute de temps, ce sera impossible. Autrement dit, et même dans le cas où l’état déploie les moyens nécessaires pour la construction d’un nouveau stade au sud, les travaux ne devraient pas s’achever avant 2024, voire 2025.