Campagne des partisans pour un quatrième mandat de Bouteflika,Le jeu des présidentielles s’accélère

Campagne des partisans pour un quatrième mandat de Bouteflika,Le jeu des présidentielles s’accélère

f73-bouteflika.jpgDans un communiqué rendu public lundi, signé par Tahar Khaoua, président du groupe parlementaire du FLN à l’APN, les députés et sénateurs indiquent : «Abdelaziz Bouteflika est le président du parti et son candidat unique à l’élection présidentielle de 2014». Pour sa part, le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, président du nouveau parti «Rassemblement de l’espoir de l’Algérie» vient de souligner son franc soutien au président de la République Abdelaziz Bouteflika s’il venait à annoncer sa candidature pour un quatrième mandat.

Apeine l’année 2013 entamée, la question du quatrième mandat pour le Président Bouteflika, également président d’honneur du Front de libération nationale, refait surface avec la campagne que mènent ses partisans.

Le chef de l’Etat ne s’est pas prononcé sur ce sujet, sauf pour ce qui est de la fameuse expression «tab djnanou». Une phrase qui a laisse sousentendre qu’il n’est plus question de briguer un quatrième mandat. Et voilà que des partis se déclarent une guerre médiatique sur l’après-2014.

Dans un communiqué rendu public lundi, signé par Tahar Khaoua, président du groupe parlementaire du FLN à l’APN, les députés et sénateurs indiquent : «Abdelaziz Bouteflika est le président du parti et son candidat unique à l’élection présidentielle de 2014. Il va persévérer dans ses missions pour ajouter d’autres succès au front du peuple».

Ce n’est pas tout. Ces parlementaires, qui se sont réunis lundi au siège central du parti, ont dénoncé ce qu’ils ont qualifiés de comportement «irresponsable» et «illégal» des trois ministres qui ont publié une lettre appelant à la démission de Abdelaziz Belkhadem. Les partisans de Belkhadem réitèrent leur confiance au SG du FLN pour la conduite des affaires du parti.

Cette sortie des parlementaires du FLN intervient au moment où les redresseurs lancent une initiative pour la collecte de signatures dans le but de destituer Belkhadem lors de la prochaine session du comité central du parti prévue les 31 janvier, 1er et 2 février prochains. Le SG du FLN est aussi lâché par des ministres du parti, ce qui l’a poussé a cherché le soutien des parlementaires et des secrétaires nationaux des mouhafadhas.

Ce qui est étonnant cependant, c’est de parler du quatrième mandat pour le Président Bouteflika afin de calmer le jeu et probablement détourner les regards des ambitions de Belkhadem pour 2014.

Pour sa part, le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, président du nouveau parti «Rassemblement de l’espoir de l’Algérie», vient de souligner son franc soutien au président de la République Abdelaziz Bouteflika s’il venait à annoncer sa candidature pour un quatrième mandat.

Dans un point de presse qu’il a tenu hier à Alger, à l’occasion de l’installation du bureau politique du parti, il dira : «On est corps et âme avec le Président Bouteflika» Au début du mois dernier, un député milliardaire du FLN s’est payé la page 3 du quotidien arabophone «El Khabar» et une «oreille» en Une pour appeler le Président Bouteflika à un quatrième mandat pour 2014. Il est à noter qu’au niveau de vieux parti la situation n’est pas encore stable quant au mouvement qui veut barrer la route à Belkhadem pour 2014.

Alors que ce dernier joue toujours la carte du Président Bouteflika en répétant à plusieurs occasions que ce sera le candidat du parti «si Dieu le veut», et qu’il se prononcera sur sa candidature si Bouteflika décide de ne pas briguer un quatrième mandat. Un autre partisan de Bouteflika s’est prononcé en faveur d’un quatrième mandat.

Il s’agit du secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, qui a affirmé que son parti apportera son soutien au président s’il se présente à l’élection présidentielle de 2014. «Si le chef de l’Etat, que j’ai soutenu en 2004 et en 2009 se représente en 2014, le soutien lui est acquis. C’est une évidence pour moi et pour les militants du MPA».

«La limitation des mandats n’est pas un préalable à la démocratie », sachant que cette question sera probablement tranchée lors de la prochaine révision de la Constitution. Le 8 mai dernier, à la veille des législatives, le Président Bouteflika a prononcé la fameuse phrase : «Djili tab djnanou» (Ma génération est finie, Ndlr).

«C’est l’heure de passer le flambeau aux jeunes, explique le Président. 50 ans après l’indépendance, nous sommes toujours au pouvoir. Il est temps de le céder aux jeunes».

N.C